Attaque déjouée à Toulon : l’inquiétude des habitants

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Attaque déjouée à Toulon : l’inquiétude des habitants
La base navale de Toulon@ AFP
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Un jeune homme soupçonné d'avoir voulu attaquer des militaires à Toulon a été arrêté fin octobre et écroué. Les habitants craignent pour leur sécurité.

Il projetait de s'en prendre à des militaires de la base navale de la marine nationale à Toulon, dans le Var. Un jeune homme en contact avec un djihadiste français en Syrie a été arrêté fin octobre dans un foyer toulonnais. Mis en examen le 2 novembre pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, il se trouve aujourd'hui en détention provisoire, après avoir été présenté à la justice.  A Toulon, les habitants sont inquiets, conscients que les militaires sont de plus en plus ciblés par les djihadistes présumés.

Aucun commentaire de la Marine nationale. Il faut imaginer une ville dans la ville. 12.000 marins travaillent dans la base navale, et beaucoup passent par l'entrée principale, au cœur de Toulon. Les personnels rencontrés mercredi matin préfèrent rester discrets et se refusent à tout commentaire. La sécurité aux abords de la base ne semble pas avoir été renforcée, même si, depuis un an et l'attentat de Charlie Hebdo, des consignes de vigilance ont été données.

"Peur pour eux, mais aussi pour nous". Dans le quartier, les habitants apprennent tout juste la nouvelle, comme Sylvie qui est chargée de la distribution des journaux aux abords de la base. "Normalement, je livre aussi à la marine nationale. Mais ce matin, ils ne sont pas sortis récupérer le journal. Je leur ai déposé sur le muret. Je pense qu'ils se protègent. Ce n'est pas rassurant. Ce sont nos petits, il ne faut pas qu'on leur fasse du mal", réagit-elle au micro d’Europe 1.

A Toulon, 10% de la population travaille pour la Marine. Après ces nouvelles révélations, le patron de ce bar est plus inquiet que d'habitude. "Ça nous fait peur pour eux, mais aussi pour nous. On a des enfants, on vit à côté nous aussi. S'ils sont touchés, nous aussi on est touchés", s’alarme le commerçant.