Assassiné et découpé : sa femme acquittée

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Assassiné et découpé : sa femme acquittée
La victime avait été retrouvée dans le coffre de sa voiture decoupé en deux.@ MAXPPP
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Le corps du mari d'Odile V. avait été retrouvé dans le coffre de sa voiture en 2009.

L'INFO. La cour d'assises de l'Allier a acquitté dans la nuit de vendredi à samedi Odile Varion, 46 ans, pour l'assassinat par empoisonnement de son compagnon, dont le corps avait été retrouvé découpé en deux dans le coffre de sa voiture en 2009. L'avocate générale, Marie-Christine Jamain, avait requis 20 ans de réclusion criminelle.

A l'énoncé du verdict, les enfants et soeurs de l'accusée ont applaudi et pleuré et se sont jetés dans les bras d'Odile Varion debout à la barre. Elle comparaissait libre sous contrôle judiciaire après avoir effectué 11 mois de détention jusqu'à août 2010.

Pour Me Dominique Lardans, avocat de la famille de la victime, "les proches de Didier Lacote ont l'espoir que l'enquête reprenne sérieusement pour que le coupable soit démasqué".

Odile Varion, a toujours nié cet assassinat. Tout au long des débats, elle était restée prostrée, le regard au sol.

"Je n'ai pas commis ce crime odieux, je n'ai pas découpé Didier, je l'ai pas laissé dans sa voiture", a soutenu Odile Varion, allure masculine mais fragile, visage fin sous des cheveux courts grisonnants, dans une dernière déclaration.

"Ne vous fiez pas aux apparences!" avait prévenu l'avocate générale Marie-Christine Jamain, avant de requérir "au regard de l'atrocité" de ce crime, "20 ans de réclusion criminelle". Elle s'était dite "convaincue qu'Odile Varion a provoqué le décès de son conjoint en lui faisant ingérer de l'atropine", collyre destiné à soigner des problèmes aux yeux dont souffrait la victime Didier Lacote, 51 ans.

L'atropine, mortelle à haute dose, avait vraisemblablement été ingurgitée lors d'un repas. Son corps habillé avait été tranché à la scie circulaire et retrouvé dans le coffre de sa voiture. L'outil n'a jamais été retrouvé.