Asnières : un jeune condamné

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Asnières : un jeune condamné
Depuis la flambée de violence, les forces de l'ordre sont déployées à Asnières-sur-Seine@ MAX PPP
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Le jeune homme de 19 ans avait frappé à coups de barre de fer un adolescent d'Asnières-sur-Seine.

Quatre mois ferme. C’est la peine infligée mercredi par le tribunal correctionnel de Nanterre à un jeune de 19 ans originaire de Gennevilliers pour avoir agressé un lycéen d'Asnières-sur-Seine. La victime âgée de 15 ans avait été attaqué par six jeunes lundi après-midi. L’un de ses assaillants lui avait asséné un coup de tuyau d'aspirateur en métal.

Sans antécédent judiciaire, le prévenu a reconnu être le porteur de la barre de fer. Il a expliqué avoir voulu "se protéger" après l’agression de son frère par des jeunes d'Asnières quelques heures plus tôt.

"C'est l'escalade, ça n'arrête pas depuis samedi et nous, on ramasse les morceaux", a tempêté la présidente du tribunal, Magali Tabareau. Le procureur Jean-Louis Bernadeaux a déploré des faits "idiots". Réclamant une sanction en forme de "coup d'arrêt à cette spirale de violence", il avait requis un an de prison ferme.

"On n'est pas en sécurité"

Cette condamnation intervient dans un contexte de vives tensions entre les deux villes de Hauts-de-Seine, Asnières et Gennevilliers. Depuis la mort ce week-end d'un adolescent de 15 ans, Samy, poignardé au thorax lors d'une rixe entre bandes de la cité du Luth à Gennevilliers et du quartier voisin des Courtilles à Asnières, les agressions se multiplient. Deux autres jeunes hommes ont en effet été blessés par arme blanche. Un couvre-feu a été instauré pour les mineurs.

A la fin de l'audience, le jeune homme a réfuté avoir "voulu se venger de quoi que ce soit". "On n'est pas en sécurité", s'est-il justifié.

Trois mineurs, poursuivis pour "participation à un attroupement", ont pour leur part été présentés devant un juge des enfants mercredi après-midi et "mis en examen". Ils auraient ensuite été remis en liberté.

Enfin, quatre personnes interpellées mercredi à Asnières pour "attroupement armé" ont été placées en garde à vue.