Ariège : mort d'une randonneuse dans des circonstances confuses

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Ariège : mort d'une randonneuse dans des circonstances confuses
@ MAXPPP
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Son compagnon, blessé à la tête, a donné l'alerte malgré des propos confus. Une enquête est ouverte pour "recherche des causes de la mort".

Le drame s'est joué à 1.074 mètres d'altitude, dans les Pyrénées ariégeoises, et les circonstance restent floues. Une randonneuse a été trouvée morte mardi près du lac de Bethmale, en Ariège, à la suite d'une alerte de son compagnon. L'homme, lui-même affaibli et blessé à la tête, a tenu des premiers propos "confus", a-t-on appris auprès du parquet.

Le compagnon, blessé, évoque une chute. Tout a commencé mardi vers huit heures, quand des gardes-pêche ont entendu des appels au secours lancés par le jeune homme de 30 ans à proximité du lac. Les pompiers dépêchés sur les lieux ont découvert le corps de la jeune femme.  Le jeune homme, qui est apparu affaibli et affamé, était blessé à tête et aux jambes, selon les gendarmes. Il a expliqué, de façon confuse, que cela faisait "trois jours" que sa compagne avait fait une chute au-dessus du lac situé dans le Couserans.

Des déclarations "peut-être confuses" . "C'est son récit, mais il semble que cela ne soit pas la réalité et qu'il ait un peu perdu la notion du temps", a déclaré à l'AFP le procureur de la République de Foix, Olivier Caracotch. "Le jeune homme est confus mais il a une blessure à la tête, en partie scalpée, et il a passé un nuit, semble-t-il, dehors", a souligné le magistrat. "Peut-être que ses déclarations sont confuses... Nous, nous sommes dans une enquête en recherche des causes de la mort".

Une autopsie en milieu de semaine. Le procureur a ordonné une autopsie du corps de la jeune femme qui devrait être réalisée mercredi ou jeudi. Un travail d'enquête était parallèlement mené pour savoir ce que ces deux Français "faisaient là, quelles étaient leurs relations". "On sait quand ils sont partis, comment, pour faire quoi, tout cela est cohérent avec ce que l'on constate", a rapporté le procureur. Les enquêteurs ont déjà entendu "les parents du garçon qui disposent d'une maison dans le coin", a-t-il précisé.