Après les attentats de Paris, les parents de Cécile Vannier veulent des réponses

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Les parents de cette Française de 17 ans tuée dans un attentat au Caire en 2009, estiment qu'une enquête plus poussée sur la mort de leur fille aurait pu sauver les victimes des attaques du 13 novembre dernier.

Il y a sept ans jour pour jour, le 22 février 2009, une jeune Française de 17 ans, Cécile Vannier, était tuée au Caire dans un attentat. Elle faisait partie d'un groupe d'une cinquantaine d'élèves de Levallois-Perret en région parisienne, 24 d'entre eux avaient été blessés. Le 13 novembre dernier, lorsque Paris est frappée par les pires attentats commis sur le sol français, les parents de Cécile, Catherine et Jean-Luc retrouvent des noms qu'ils connaissent. Ceux de djihadistes déjà cités dans le dossier du Caire et présents dans l'entourage des terroristes. Ils demandent aujourd'hui des réponses à la justice.

Pour la mère de Cécile, tout ça était écrit depuis des années. Ce qui fait notamment le lien entre l'attentat du Caire et ceux de novembre, c'est la voix qui revendique les attaques de Paris. Celle de Fabien Clain, un nom que les parents de Cécile connaissent depuis sept ans. Dans le dossier du Caire, il est décrit comme un proche de l'un des suspects soupçonné de préparer au même moment une attaque contre le Bataclan. Tout ça est écrit depuis des années, dénonce Catherine, la maman de Cécile Vannier. "On se dit : 'le Bataclan, non mais c'est pas possible'. On savait dans notre dossier qu'il était déjà visé", explique-t-elle au micro d'Europe 1. Après l'attaque de la salle de concert, elle indique avoir vu "une énorme partie du puzzle se détacher" et confie "sa colère".

La justice a toujours considéré le Caire comme un attentat isolé. Pourtant, selon Chantal Anglade, la maman d'une des lycéennes blessées, la justice a toujours considéré le Caire comme un attentat isolé. "On commence par ce 'petit attentat' au Caire et on finit par ce terrible attentat du 13 novembre à Paris. Et on retrouve toujours les mêmes noms. Je pense que nous n'avons pas besoin de 1.300 fiches S et d'un état d'urgence, il suffirait de se focaliser sur ces personnes". Les parents de Cécile sont quant à eux persuadés qu'une enquête plus poussée sur la mort de leur fille aurait peut-être sauvé 130 personnes à Paris le 13 novembre dernier.