Angoulême : un curé accusé de viol

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Angoulême : un curé accusé de viol
@ MAXPPP
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Le père Braud, ancien prêtre de la cathédrale d’Angoulême, est accusé par quatre jeunes filles.

Les problèmes s’accumulent pour Patrick Braud. Cet ancien curé de la cathédrale d’Angoulême est accusé par quatre jeunes filles d’attouchement sexuel, et même de viol digital pour l’une d’entre elles. Les trois premières victimes présumées s’étaient signalées en février 2009, entraînant la mise en examen de l’ecclésiastique en juillet de la même année. Le Parisien annonce jeudi qu’une quatrième jeune fille s’est signalée il y a quelques mois. Le procureur d’Angoulême a confirmé à La Charente Libre une nouvelle mise en examen sur ce quatrième cas.

Cette dernière victime présumée, aujourd’hui âgée de 19 ans, évoque des faits qui se seraient produits "en 2005 ou 2006". Au retour d’un voyage paroissial, elle s’est retrouvée assise à côté du père Braud au fond du bus. "Il s’est mis à me caresser les seins, sans changer de ton, comme si c’était normal. Je ne comprenais pas ce qui se passait. J’ai été choquée", a-telle raconté aux policiers selon Le Parisien. La jeune fille n’a pas porté plainte, mais le juge d’instruction chargé de l’affaire a tout de même engagé des poursuites.

"Invraisemblable"

Les autres faits incriminés, concernant les trois autres jeunes filles, se seraient déroulés des années plus tôt, entre 1994 et 1998. Les trois victimes présumées, dont deux sœurs élevées dans un milieu catholique, accusent le père Braud d’attouchements, là encore lors de sorties récréatives.

Pour sa défense, l’avocat du prêtre parle de marque d’affection mal comprises, mais "en aucun cas des agressions sexuelles", selon Maître Damy, cité par Le Parisien. L’avocat qualifie d’"invrasemblables" les accusations de la quatrième jeune fille, et évoque des "fausses accusations". "Ce n’est pas possible que quatre personnes différentes mettent en cause la même personne pour des faits similaires sur une période aussi longue sans que cela soit vrai", rétorque Maître Fabien Picchiottino, l’avocat des trois premières plaignantes.