Alessia et Livia : l’angoisse grandit

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Alessia et Livia : l’angoisse grandit
@ Montage photo
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La mère des jumelles a reçu par la poste l'argent retiré par le père des fillettes à Marseille.

Plus les heures passent et plus le mystère grandit, neuf jours après la disparition des jumelles suisses, Alessia et Livia. Valerio Lucidi, l’oncle des jumelles, a annoncé mardi que son beau-frère, Matthias Schepp, avait envoyé jeudi dernier huit enveloppes contenant de l'argent liquide pour un total de 5.000 euros à la mère des fillettes. Des courriers envoyés de la gare où le père des fillettes s'est suicidé jeudi soir. "Il n'y a aucune lettre qui accompagne l'argent. Cela nous inquiète car l'hypothèse qu'il aurait payé quelqu'un pour garder les enfants ne tient plus", a expliqué Valerio Lucidi, l’oncle des jumelles, à la TSR.

Le père a bien pris le ferry

Le père d'Alessia et Livia s'est donné la mort le 3 février au soir en se jetant sous un train à la gare de Cerignola. Il n'avait sur lui que quelques billets alors qu'il avait retiré plusieurs milliers d'euros à Marseille quelques jours auparavant, alimentant l'espoir pour la famille des fillettes qu'il aurait payé une tierce personne pour s'en occuper.

Alessia et Livia ont été vues pour la dernière fois en Suisse le 30 janvier, à proximité du domicile paternel à Saint-Sulpice. Depuis, les jumelles sont introuvables. Pour tenter de les retrouver, les polices italienne, suisse et française tentent de retracer précisément les dernières heures de leur père. Seule certitude pour le moment : le 31 janvier, le père a été vu dans une agence de voyages à Marseille, dans laquelle il a acheté, seul, un ticket de ferry pour trois personnes, pour le soir même, destination Propriano, en Corse. Le parquet a indiqué mardi que Matthias Schepp avait bien pris le bateau ce jour-là.

Les incertitudes demeurent

Mais la présence des jumelles avec leur père à bord du ferry n’était toujours pas confirmée, mardi. "Les enquêteurs progressent bien" mais "on n'a encore aucune certitude sur la présence des gamines. Il y a des témoignages et des éléments qui peuvent pencher en ce sens mais sans certitude absolue", a indiqué le procureur.

Du côté de la famille maternelle des jumelles, l’angoisse grandit. "C'est très difficile... On craint le pire, mais tant qu'il n'y a pas de preuves, on garde l'espoir même s'il est mince", a insisté l'oncle des fillettes, manifestement ému. Pour Valerio Lucidi, il ne fait aucun doute que son beau-frère, qui supportait mal la perspective d'un divorce, a eu un "mouvement de folie totale".