Air Cocaïne : Sarkozy veut savoir "au nom de quoi" son téléphone a été géolocalisé

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Air Cocaïne : Sarkozy veut savoir "au nom de quoi" son téléphone a été géolocalisé
@ AFP
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L'ancien chef de l'Etat dénonce "un traitement" qui lui serait "réservé" dans cette affaire de trafic de stupéfiants dans laquelle son nom apparaît pour avoir été client de la compagnie aérienne impliquée. 

Nicolas Sarkozy veut savoir "au nom de quoi" ses téléphones portables ont pu être géolocalisés par la justice en marge de l'affaire Air cocaïne, s'interroge l'ancien président de la République dans une interview au Parisien.

Tous les clients de la compagnie ont-ils été écoutés ? "Je veux savoir au nom de quoi un magistrat a pu prendre de telles mesures, pour la seule raison que j'ai voyagé avec la même compagnie d'avions", affirme l'ancien président de la République dans les colonnes Parisien mardi. "Je veux savoir si un autre client de la compagnie aérienne a été géolocalisé et écouté : y en a-t-il d'autres ou est-ce un traitement qui m'a été réservé ?", s'interroge-t-il en s'alignant ainsi sur les propos tenus par son avocat, Me Herzog, lundi sur Europe 1.


Me Herzog : "une volonté de traiter Sarkozy...par Europe1fr 

Taubira était-elle au courant ? Pour le président du parti Les Républicains, "c'est impossible de prendre de telles mesures sans demander l'autorisation du bâtonnier, car je suis avocat : l'ont-ils demandée ?". Puis, Nicolas Sarkozy charge Christiane Taubira et François Hollande. "Croyez-vous qu'on géolocalise le chef de l'opposition, qu'on écoute ses conversations au téléphone, tout son entourage, sans que la garde des Sceaux en soit informée ? Je pose la question. Et si la garde des Sceaux en est informée, elle ne parle pas avec le président de la République ?", lance-t-il. "Je n'ai pas plus de droits que les autres, mais je n'en ai pas moins non plus", ajoute l'ex-chef d'Etat.

Cocaïne, fadettes et abus de bien sociaux. Selon des informations publiées dans le Journal du dimanche, le téléphone de l'ancien chef de l'État a été géolocalisé et les factures détaillées de ses communications demandées par la juge marseillaise chargée de l'enquête sur un vaste trafic de drogue transatlantique.