Agression d'un policier à Saint-Étienne : les suspects détenus avant leur jugement

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Agression d'un policier à Saint-Étienne : les suspects détenus avant leur jugement
Les quatre hommes sont poursuivis pour violences en réunion ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours lors d'une manifestation sportive@ direction générale de la police nationale
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Quatre joueurs d'une équipe amateur de football suspectés de violences sur un joueur d'une équipe adverse ont été placés en détention provisoire vendredi jusqu'à leur jugement le 23 novembre.

Quatre joueurs d'une équipe amateur de football de Saint-Étienne suspectés de violences sur un joueur d'une équipe adverse, policier de profession, ont été placés en détention provisoire vendredi jusqu'à leur jugement le 23 novembre.

"Afin d'éviter toute pression sur les témoins". Jugés en comparution immédiate pour le passage à tabac d'un joueur de l'ASPTT Saint-Étienne après un match le 3 novembre, trois des quatre joueurs de l'AB Terrenoire, âgés de 27 à 36 ans, avaient demandé un report de l'audience pour préparer leur défense. Dans l'attente de leur jugement, les avocats des prévenus ont demandé leur mise en liberté sous contrôle judiciaire, mettant en avant les conséquences regrettables de deux semaines d'incarcération sur leur vie familiale, sociale et professionnelle. Mais la présidente du tribunal correctionnel Isabelle Simon a décrété le placement en détention de ces hommes ayant chacun des condamnations inscrites dans leur casier judiciaire, "pour leur protection et pour éviter tout risque de pression sur les témoins".

Poursuivis pour violences en réunion. Pendant l'audience, l'un des avocats de la défense a dénoncé une "salle bondée" de policiers, qui selon lui entendaient par leur présence "faire pression sur le tribunal". Pour l'un des prévenus, déjà condamné pour des faits criminels, elle a aussi évoqué des "risques de renouvellement des faits" de violence et de "non-présentation le jour du procès". Les quatre hommes sont poursuivis pour violences en réunion ayant entraîné une ITT supérieure à huit jours lors d'une manifestation sportive.

Au terme de l'enquête, au cours de laquelle une quarantaine de témoins ont été auditionnés, il n'a pas été retenu par le parquet que le joueur avait été agressé du fait de son activité professionnelle. Présent à l'audience, ce fonctionnaire de la Brigade anti-criminalité (BAC), victime de multiples fractures au nez et à l'arcade sourcilière, s'est vu prescrire une Interruption totale de travail (ITT) de 30 jours.