Agression de Kim Kardashian : "On n'avait pas besoin de cela", déplore la maire d'arrondissement

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"Je fais toute confiance à la police pour démanteler ces gangs", assure Jeanne d'Hauteserre, maire du 8ème arrondissement de Paris, au micro d'Europe 1.

INTERVIEW

L'agression de Kim Kardashian dans un hôtel particulier de la rue Tronchet a jeté une lumière inattendue sur le 8ème arrondissement de Paris. Invitée d'Europe Soir lundi, la maire d'arrondissement Jeanne d'Hauteserre assure elle-même découvrir l'existence de cette résidence privée où défilent les plus grandes stars, Kim Kardashian mais aussi Zlatan Ibrahimovic ou Leonardo DiCaprio. Surtout, elle "déplore" une agression qui relance le débat sur la sécurité à Paris.

Entendu sur Europe 1
Il y a eu quelques agressions ces derniers temps.

"Évidemment, avec les attentats de 2015, on n'avait pas besoin de cela pour redorer l'image de la France et de la capitale en particulier", explique l'élue Les Républicains. "Maintenant, cela fait partie d'un fait divers et on espère tous que le fameux gang, ou les gangs, seront démantelés et arrêtés. Je fais confiance à la police."

Polémique sur la sécurité. Très bien renseignés, les cinq malfaiteurs ont pénétré dans la chambre de la star américaine dans la nuit de dimanche à lundi, où ils l'ont menacée et lui ont dérobé pour 10 millions d'euros de bijoux. Le montant du préjudice et la personnalité de la victime donnent une autre ampleur à l'affaire. Mais à en croire Jeanne d'Hauteserre, il ne s'agit pas d'un événement isolé. "Il y a eu quelques agressions ces derniers temps, notamment des vols de montre, et puis des personnalités agressées dans leur propre appartement", décrit-elle.

Sa collègue chez Les Républicains Nathalie Kosciusko-Morizet, candidate à la primaire de la droite, y voit la démonstration d'une "urgence générale pour la sécurité". La maire socialiste Anne Hidalgo appelait pour sa part "les responsables politiques, de droite comme de gauche, à faire preuve de responsabilité". "Je n'ai pas du tout l'intention de récupérer cette affaire", explique Jeanne d'Hauteserre. "Je dis seulement qu'il faut que ces gangs soient arrêtés."