Agression à Lyon : 4 arrestations

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Agression à Lyon : 4 arrestations
Connus des services de police, ils devraient être mis en examen pour "tentative d'homicide".@ REUTERS
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Connus des services de police, ils devraient être mis en examen pour "tentative d'homicide".

Il est environ deux heures du matin, dimanche, lorsque deux couples sortent d'une des nombreuses boites de nuit du quartier du vieux Lyon, sur le quai Romain Rolland. Après quelques mètres, ils sont pris à partie par quatre individus alcoolisés, sans raison particulière, selon la police.

Puis l'altercation dégénère, un homme de trente trois ans est jeté à terre et rué de coups. Ses agresseurs partent, remontent dans leur voiture puis reviennent lui rouler dessus volontairement, sous le regard horrifié de ses amis. Les quatre hommes prennent la fuite, laissant le corps de l'homme sur la chaussée. Plongé dans un coma artificiel, la victime se trouve entre la vie et la mort.

Quatre suspects interpellés en banlieue lyonnaise

En recoupant les témoignages et le numéro de la plaque d'immatriculation de leur voiture,  la police met rapidement la main, quelques heures plus tard, sur quatre suspects, à Vénissieux, en banlieue lyonnaise.
Ce numéro a conduit à trois individus qui avaient commis ensemble un vol par effraction, deux âgés de 18 ans et un de 21 ans, le conducteur présumé, également connu pour d'autres faits. Interpellé au total à 17 reprises, il sortait de détention.

Au domicile du conducteur présumé, chez ses parents, a été retrouvé le quatrième suspect, son frère de 18 ans, qui portait un T-shirt caractéristique décrit par les témoins de la scène. Leur voiture, une clio bleu marine, reste introuvable.

Ils nient les faits

Interpellés dimanche matin, ils ont placés en garde à vue. Au cours de leur audition, les suspects nient les faits et disent avoir passé la soirée ailleurs, mais "leurs alibis sont très contradictoires", a déclaré Jean-Marc Rebouillat, chef de la Sûreté départementale.

Le commissaire divisionnaire a relevé "la futilité du motif" de l'agression, à savoir des échanges verbaux, qui ont déclenché "une violence disproportionnée".  Agés de 18 à 25 ans, ces garçons sont déjà connus des services de police pour vol par effraction. Ils devraient être déférés dans la journée au parquet puis placés en détention provisoire.