Agnès : les réseaux sociaux pour exutoire

  • A
  • A
Agnès : les réseaux sociaux pour exutoire
@ CAPTURE FACEBOOK
Partagez sur :

WEB - Facebook et Twitter ont recueilli de nombreux témoignages de soutien à ses proches.

Quelques heures à peine après l'annonce de la mort d'Agnès "violée, assassinée et brûlée au Chambon-sur-Lignon mercredi, la Toile est devenue un exutoire pour des centaines de personnes. Sur Facebook les groupes "Soutien à Agnès" ou "Si toi aussi tu n'oublieras pas Agnès" se multiplient. Sur Twitter, le hashtag, ou mot-clé, #RIPAgnès figure en deuxième position des sujets les plus commentés du jour en France.

Les "RIP (rest in peace, repose en paix) Agnès", "une pensée pour elle" et "condoléances à la famille" se succèdent sur les murs des groupes Facebook et sur Twitter. "C'est horrible, et j'ai vraiment de la peine pour ceux qui la connaissaient", ajoutent beaucoup d'internautes alors que la plupart d'entre eux ne connaissaient pas la jeune fille.

"Vanity Queen", elle, connaissait Agnès. "On était dans la même classe l'année dernière. J'ai des affaires à elle, et inversement", explique-t-elle sur son compte Twitter. "Agnès, je t'aime, je t'aime, je t'aime. Je n'arrive pas à le croire, je n'y arrive pas", commente encore la jeune fille qui poste de temps en temps un "merci beaucoup" aux centaines de tweets par heure qui lui sont destinés et qu'elle a retweetés.

Plusieurs de ses amis, "soutenus par tout le collège lycée cévenol", ont également créé et posté une chanson en hommage à leur camarade : All we have.

"Nous vivons dans un monde de tarés"

Outre tous ces messages de soutien, les internautes partagent leur incompréhension et surtout leur colère sur les réseaux sociaux. "Comment un ado de 17 ans peut avoir des pulsions meurtrières à son âge ? Nous vivons dans un monde de tarés !", lance l'un d'eux sur Twitter. "La folie des hommes ne s’arrêtera donc jamais ? A peine 14 ans, tu commençais à vivre, tu n'avais même pas vécu", lui fait écho un autre sur une des pages de soutien sur Facebook.

"Laëtitia, Océane, Agnès, et pour toutes les autres victimes omises... qui sera la prochaine ?", interroge une femme. Laëtitia, une jeune de Loire-Atlantique avait été tuée puis découpée en janvier près de Pornic. Son corps n'avait été retrouvé qu'en avril. Océane, une fillette de Bellegarde, dans le Gard, avait été retrouvée morte le 6 novembre à moins de trois kilomètres du domicile familial. Elle avait disparu le samedi soir en sortant de chez elle. "Agnès, anges, deux mots qui se ressemblent tellement", conclut une autre personne.

Une marche blanche doit être organisée dimanche après-midi à Paris, selon plusieurs groupes Facebook. Elle partira à 14h30 de la place de la Nation. Dimanche matin, une marche blanche est également organisée au Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire, dans la commune où résidait la jeune fille depuis cette année.