Affaire Kulik : quatre témoins entendus

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Affaire Kulik : quatre témoins entendus
Les quatre hommes font partie de l'entourage de l'agresseur présumé de la jeune femme@ Maxppp
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Ils connaissaient l’agresseur présumé de la jeune femme retrouvée morte en 2002.

Les enquêteurs cherchent toujours à savoir ce qu'il s'est passé dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002. Des auditions de témoins se sont déroulées jeudi, plus de dix ans après le meurtre d'Elodie Kulik, la jeune directrice d’agence bancaire de la Somme, retrouvée violée et à moitié étranglée dans un champ.

Les quatre hommes entendus font partie de l'entourage de l'agresseur présumé de la jeune femme, décédé quelques mois après les faits dans un accident de voiture et dont l'ADN avait été retrouvé sur le lieu du crime.

Pas de nouveaux éléments

Le parquet d’Amiens précise que deux des hommes résident à Fieulaine (Aisne) et deux autres dans les Bouches-du-Rhône. Des perquisitions ont été menées à leurs domiciles respectifs.

Toutefois, ces auditions ne font pas suite à de nouveaux éléments, ils s'inscrivent "dans le cadre normal de l'enquête", précise le parquet. Une information confirmée par la gendarmerie, qui a indiqué à Europe 1 que d’autres témoins avaient été entendus ces dernières semaines. Aucune de ces personnes n’a été placée en garde à vue.

Deux agresseurs au moins

Le corps à moitié calciné d’Elodie Kulik avait été retrouvé en janvier 2002 dans un champ de la commune de Tertry (Somme). La jeune femme de 24 ans avait eu le temps de téléphoner aux pompiers avant de mourir. Ces derniers avaient distingué derrière la voix de la victime au moins deux voix d'hommes avec un fort accent picard.

Recoupement d’ADN

Près de son corps avaient été retrouvés un mégot et un préservatif, permettant le relevé de deux empreintes ADN. Ce n’est qu’en janvier dernier, après des milliers d’expertises, que l’agresseur présumé de la jeune femme avait pu être identifié grâce à une méthode, inédite jusque-là en France, de recoupement d’ADN.