Affaire Grégory : une avancée décisive ?

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Affaire Grégory : une avancée décisive ?
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L'isolation de 10 profils ADN pourrait permettre de percer un mystère vieux de 29 ans.

L'INFO. Il y a vingt-neuf ans, le corps de Grégory Villemin, petit garçon de 4 ans, était retrouvé dans la Vologne, à Docelles, dans les Vosges. De nouvelles analyses sur les cordelettes, avec lesquelles l'enfant a été ligoté, auraient permis d'isoler dix profils ADN, selon Le Parisien. Une première.  Va-t-on pour autant enfin découvrir l'identité de(s) l'assassin(s)? Les enquêteurs invitent à la prudence, tant ce dossier a été émaillé d'expertises génétiques décevantes.

Quelle avancée avec ces analyses? L'enquête a été ré-ouverte en 2008 par la cour d'appel de Dijon dans le but, justement, de recourir à de nouvelles expertises ADN sur les lettres du "fameux" corbeau et, donc, ces cordelettes. Sans résultat jusqu'à aujourd'hui. En septembre dernier, la chambre de l'instruction de la cour d'appel a ordonné toute une nouvelle série d'analyses. Ces expertises ont été menées par un laboratoire de pointe à Bordeaux, utilisant les techniques les plus avancées (extraction chimique d'ADN, microdissection laser). Tous les scellés du dossier ont ainsi été réexaminés, dont les cordelettes sur lesquelles aucun profil n'avait encore pu être isolé.

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© MAXPPP

Pourquoi faut-il rester prudent ? Ces profils doivent désormais être comparés avec plusieurs centaines de prélèvements génétiques réalisés tout au long de l'enquête, ainsi qu'au fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). Mais la prudence est de mise : "durant toutes ces années, ces scellés ont souvent été manipulés. Les traces d'ADN appartiennent peut-être à un magistrat ou à un enquêteur", confie une source judiciaire au Parisien. D'autre part, deux profils ADN isolés sur le timbre d'une lettre du corbeau n'ont finalement rien donné après comparaison.

Ce qu'en pensent les parents. L'avocat des parents de Grégory, Me Thierry Moser, s'accroche à cet espoir de connaître enfin la vérité. "Nous attendons les résultats avec impatience et espoir", confie-t-il dans les colonnes du Parisien. L'avocat précise même sa pensée, espérant que l'ADN de Bernard Laroche, cousin du père de la victime, soupçonné du crime puis abattu par ce dernier, ou de Muriel Bolle, sa belle-sœur qui l'avait accusé avant de se rétracter, soit identifié. "Ce serait formidable", estime-t-il.