Affaire Grégory : "Je n'ai jamais frappé Murielle", affirme Marie-Ange Laroche

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Affaire Grégory : "Je n'ai jamais frappé Murielle", affirme Marie-Ange Laroche
Marie-Ange Laroche fait appel à Emmanuel Macron.@ PATRICK KOVARIK / AFP
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Marie-Ange Laroche dément, comme l'affirme son cousin, avoir frappé sa sœur au motif que celle-ci aurait témoigné en 1984 contre son mari Bernard Laroche.

Marie-Ange Laroche, "bouleversée" par les rebondissements dans l'enquête sur la mort du petit Grégory en 1984, a affirmé lundi à Épinal "n'avoir jamais frappé (sa sœur) Murielle Bolle" et a annoncé avoir écrit au président de la République pour dénoncer "la mise en cause de son époux, Bernard Laroche".

"Je ne l'ai pas frappée". "Ce soir-là (le 5 novembre 1984, ndlr), j'ai saisi Murielle par les épaules, mais je ne l'ai pas frappée, c'est faux, je suis formelle", a-t-elle affirmé lors d'un entretien accordé à l'AFP et l'Est Républicain, chez son avocat Me Gérard Welzer. Marie-Ange Laroche dément ainsi son cousin qui soutient avoir assisté le soir du 5 novembre à une "raclée" administrée par la famille Laroche à Murielle au motif que la jeune fille, alors âgée de 15 ans, venait de livrer au juge d'instruction un témoignage accablant son beau-frère, Bernard Laroche.

"Oui les gendarmes peuvent venir m'entendre, je n'ai rien à cacher, rien à me reprocher", a-t-elle assuré. Marie-Ange Laroche affirme n'avoir "jamais eu le moindre doute sur l'innocence de Bernard" et confie ne plus avoir revu sa sœur cadette. Son mari a été assassiné le 29 mars 1985 par Jean-Marie Villemin, convaincu que son cousin était le meurtrier de son fils Grégory, retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne le 16 octobre 1984. "C'est trop facile de taper sur Bernard. Il est mort, il peut pas se défendre", s'est-elle insurgée. Marie-Ange, 60 ans, vit dans la vallée de la Vologne où elle travaille dans un établissement public.

"Ma vie est foutue". Selon Me Welzer, Marie-Ange Laroche a décidé d'écrire au président de la République pour dénoncer l'acharnement dont elle est victime et attirer l'attention sur des incohérences dans le dossier. "On m'a traînée dans la boue. On m'a détruite, salie. Ma vie est foutue", a-t-elle soupiré, brisée par les larmes de l'émotion.

Pour Me Welzer, le témoignage du cousin sur "la raclée" qu'aurait reçue Murielle Bolle après avoir accablé son beau-frère Bernard Laroche "ne tient pas". "Il est attesté qu'il n'était pas au domicile des Laroche le 5 novembre", assure Me Welzer. "Il est capital que les enquêteurs établissent la fausseté de ses déclarations." Marie-Ange Laroche précise qu'elle ne fréquentait pas ce cousin, dont la mère était la sœur de la sienne. "Je ne suis même pas sûre qu'il ait jamais vu Bernard avant son assassinat", a-t-elle déclaré.