Affaire Bettencourt : ouverture d'une information judiciaire pour "subordination de témoin"

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Affaire Bettencourt : ouverture d'une information judiciaire pour "subordination de témoin"
@ HO / ARMANI / AFP
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JUSTICE - L'affaire Bettencourt continue d'occuper la justice : cette fois-ci, c'est la fille de l'héritière du groupe L'Oréal qui est soupçonnée d'avoir "acheté" le témoignage de plusieurs protagonistes.

L'affaire Bettencourt pourrait connaitre un nouveau rebondissement : le parquet de Paris a ouvert cet été une information judiciaire pour "subornation de témoin", révèle samedi matin le quotidien Le Monde. Une procédure qui vise sans la nommer la fille de Liliane Bettencourt, Françoise Meyers-Bettencourt, soupçonnée d'avoir acheté les témoignages de plusieurs employés de sa mère.

"A la tête de la deuxième fortune française, celle-ci est désormais suspectée par un juge d’avoir fait pression afin d’obtenir, moyennant finances, le témoignage de cinq employés au service de sa mère, déjà poursuivis pour 'faux témoignage'. Leurs déclarations, souvent confortées par des éléments matériels, avaient contribué à la tenue du procès pour 'abus de faiblesse' qui s’est tenu en février, à Bordeaux, et permis la condamnation – prononcée le 28 mai – de sept prévenus", précise le quotidien.

En résumé, les enquêteurs avaient déjà eu des doutes sur la sincérité de plusieurs témoignages mais n'avaient obtenu pour réponse que des dénégations. L'ouverture de cette nouvelle procédure doit donc permettre de relancer les investigations sur cet aspect particulier d'une affaire aux nombreuses ramifications.  

Un autre procès en appel en mai 2016. Sept prévenus condamnés fin mai par le tribunal correctionnel de Bordeaux pour abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt seront par ailleurs rejugés en appel du 10 au 27 mai 2016, a-t-on appris mardi de source judiciaire. Hormis l'entrepreneur audiovisuel Stéphane Courbit, condamné à 250.000 euros d'amende pour "abus de faiblesse" sur la milliardaire, toutes les personnes condamnées, jugées de fin janvier à fin février à Bordeaux, avaient fait appel.