Acquitté dans une affaire de braquage, un ancien directeur de bureau de poste risque le licenciement

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Acquitté dans une affaire de braquage, un ancien directeur de bureau de poste risque le licenciement
La Poste a lancé une procédure disciplinaire à l'encontre de Redouane Ikil.@ CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
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Soupçonné d'avoir été "le cerveau" du braquage du bureau de poste où il officiait, Redouane Ikil a été acquitté par la justice mais pourrait tout de même être licencié par La Poste. Il sera entendu par une commission paritaire le 28 août.

Pour Redouane Ikil, ancien directeur du bureau de poste de Bellefontaine, à Toulouse, l'acquittement dont il a bénéficié dans l'affaire du braquage dudit bureau ne signifie pas pour autant un retour à la normale. Après avoir passé 38 mois en prison, il est désormais visé par une procédure disciplinaire lancée par La Poste et risque le licenciement.

Un plan du bureau qu'il explique avoir dessiné sous la contrainte.Le JDD raconte que Redouane Ikil avait d'abord été considéré comme "le cerveau" du braquage de ce bureau de Bellefontaine, intervenu en 2012 et au cours duquel 350.000 euros avaient été volés. Un plan du bureau, sur lequel avaient été retrouvées ses empreintes, avait en effet été retrouvé chez les braqueurs, confondus après l'échec d'un autre braquage.

Selon l'accusé, ce plan a été dessiné sous la contrainte, pistolet sur la tempe. Une version que divers témoignages entendus lors du procès ont rendus plausibles et, qui ont, in fine, abouti à son acquittement.

"Porter plainte ? "On n'a pas ce réflexe" dans les quartiers. Mais malgré cette décision de justice, La Poste lui reproche de ne pas avoir alerté sa hiérarchie ou porté plainte, mettant ainsi en danger le personnel du bureau. "On ne porte pas plainte dans les quartiers", c'est comme ça, on n'a pas ce réflexe", se défend Redouane Ikil, dans les colonnes du JDD, ajoutant avoir eu peur pour ses enfants, menacés par les braqueurs.

Il sera entendu par une commission consultative paritaire le 28 août. La Poste précise que la procédure peut aboutir à un licenciement comme à une absence de sanction.