Accident à Walibi : la sécurité en cause

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Accident à Walibi : la sécurité en cause
La barre de sécurité, qui bloque les occupants du manège, "n'aurait pas suffisamment plaqué" l'enfant qui était à bord de l'attraction, selon le Parquet.@ MaxPPP
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Une barre de protection mal ajustée pourrait être la cause de la grave chute d'une fillette samedi.

"Un mauvais plaquage" de la barre de sécurité. Telle pourrait être l'origine de l'accident de manège dans lequel une fillette de 6 ans a été grièvement blessée samedi au parc Walibi des Avenières, en Isère.

La barre de sécurité, qui bloque les occupants du manège, "n'aurait pas suffisamment plaqué" l'enfant qui était à bord de l'attraction au côté de sa tante de "corpulence assez forte", selon le parquet. "Si cette piste s'avère exacte, nous allons devoir vérifier qu'il n'y a pas eu de déficit de vérification ou de préconisation", a indiqué le procureur de la République de Bourgoin-Jallieu, Cédric Cabut.

Aucune anomalie technique relevée

Selon les premiers éléments de l'enquête, "aucune anomalie technique" n'a été relevée sur le manège qui avait fonctionné "une quarantaine de fois dans la journée", mais un expert a été diligenté pour "vérifier l'installation et le fonctionnement" de l'attraction.

La petite fille avait chuté samedi "de 5 mètres sur le sol en béton" d'une attraction appelée "Le Scratch", comparable à des montagnes russes et sur laquelle elle se trouvait avec sa tante, selon les pompiers. Elle souffre de lésions "sévères de la boîte crânienne et de la face ainsi que de multiples contusions mais ses jours ne sont plus en dangers", a précisé lundi le parquet.

Un précédent accident en 2003

Cette même attraction avait déjà connu un accident en 2003, impliquant un adolescent de 16 ans grièvement blessé après une chute de 3 mètres. Le tribunal de grande instance de Bourgoin-Jallieu avait, dans un jugement du 24 septembre 2009, condamné Walibi, le constructeur du manège et le responsable de son inspection à verser 29.700 euros de dommages et intérêts au jeune homme.

S'appuyant sur un rapport d'expertise, les magistrats avaient conclu à une "défaillance du système de sécurité du wagon", qui s'était traduite par un "déblocage accidentel" de la barre de verrouillage. Ils avaient écarté toute faute de l'adolescent.