A Vesoul, le "tueur à la hache" nie les faits

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A Vesoul, le "tueur à la hache" nie les faits
Image d'illustration@ DAMIEN MEYER/AFP
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Le troisième procès du "tueur à la hache" s'est ouvert ce lundi aux assises de Vesoul.

Il a été surnommé "le tueur à la hache": Mohamed Faleh, 70 ans, déjà condamné deux fois à la perpétuité pour deux assassinats et une tentative, répond cette semaine aux assises de Vesoul du meurtre d'un patron de café de Sochaux (Doubs) en 1998. Il a toujours nié les crimes dont il était accusé.

Un accusé impassible. "Je ne reconnais pas les faits", a-t-il à nouveau déclaré lundi, derrière la vitre du box des accusés. Faleh est accusé d'avoir soigneusement préparé l'assassinat du patron du bar du Commerce à Sochaux, Mohamed Sellami, retrouvé mort dans un parking de Belfort. Plusieurs coups de hache lui avaient été portés à la tête : un mode opératoire similaire à l'un des meurtres et à la tentative de meurtre pour lesquels Faleh a déjà été condamné.

Une "messe déjà dite". En ce premier jour de procès, l'avocate de Mohamed Faleh, Me Catherine Bertolde a émis des doutes sur la supposée culpabilité de son client. "On part du postulat (que Mohamed Faleh) a déjà été condamné deux fois, et on considère que la messe est dite", a dénoncé son conseil, en marge des débats. Aucune trace ADN n'a été trouvée sur l'arme du crime, une hachette achetée dans un magasin de bricolage fréquenté par l'accusé.

Verdict attendu jeudi. En dépit de l'absence de preuve scientifique, les avocats de la partie civile entendent montrer durant les quatre jours d'audience qu'il existe dans l'affaire un "faisceau de présomption" suffisant pour que Faleh soit condamné. Le verdict est attendu jeudi soir.