A huit ans, il agresse deux policiers

  • A
  • A
A huit ans, il agresse deux policiers
Un enfant de huit ans a agressé deux policiers avec un bombe lacrymogène et un marteau, mercredi, près de la place de la République à Nantes.@ Capture écran
Partagez sur :

Armé d’un marteau et d’une bombe lacrymogène, un enfant a attaqué les forces de l’ordre à Nantes.

C'est une affaire dont les policiers nantais se souviendront longtemps. Lors d'une intervention banale , deux membres d'une équipe de police secours ont été victimes d'une agression perpétrée par un enfant de...huit ans. Ce dernier a accueilli les forces de l'ordre avec un marteau et une bombe lacrymogène.

Une fracture ouverte d’un doigt pour un policier

Les faits se sont déroulés mercredi en début d’après-midi, au rez-de chaussée d’un immeuble du centre de Nantes. Diligentés pour un conflit opposant des locataires à leurs propriétaires, deux policiers sont accueillis par une mère de famille portant un bébé dans ses bras. Caché derrière sa mère, un enfant de huit ans surgit alors et asperge les policiers de gaz lacrymogène, par deux fois.  Il assène ensuite un coup de marteau à l’un des deux fonctionnaires de police.

A ce moment-là, le père de l’enfant intervient. Mais, loin de tenter de calmer son fils, il lui confie une matraque téléscopique. Les deux policiers quittent alors rapidement les lieux et sont conduits à l’hôpital. L'un souffre d'une fracture ouverte à un doigt, consécutive au coup de marteau porté par l'enfant, et l'autre, adjointe de sécurité, a obtenu 3 jours d'ITT.

La maman justifie la réaction de son fils

Quelques instants plus tard, des renforts conduisent la maman de l’agresseur au commissariat pour y être entendue. Elle ne présente aucune excuse aux forces de l’ordre, selon les informations recueillies par Europe 1. Au contraire, elle justifie la violence de son fils en expliquant qu'il a simplement voulu la défendre, elle et son bébé, face aux policiers.

L’affaire ne connaîtra toutefois pas de suite judiciaire. Après l'agression, un collègue des deux policiers a en effet expliqué au journal Ouest-France qu'"étant donné son jeune âge, l'enfant ne pourra pas être tenu pénalement responsable de ces actes de violence".