A Bordeaux, la vie discrète des Bettencourt-Meyers

© AFP
  • Copié
avec Stéphane Place , modifié à
La famille de la fille de Liliane Bettencourt s’est organisée pour vivre les longues semaines de ce procès hors-normes, loin des regards, et surtout de la presse.

Trois semaines de procès et quelques apparitions aussi sporadiques que furtives. La famille de Françoise Bettencourt-Meyers, la fille de Liliane Bettencourt s’est organisée pour vivre les longues semaines de ce procès hors-normes, loin des regards, et surtout de la presse. Europe 1 a enquêté sur la vie bordelaise de ce foyer.

>> LIRE AUSSI - Procès Bettencourt : François-Marie Banier mis en difficulté

Vitres teintées et gardes du corps. Deux monospaces Mercedes aux vitres noires qui se garent devant le palais de justice quelques minutes avant l’audience, protégée par des gardes du corps qui écartent micros et objectifs, la famille Bettencourt-Meyers gravit, soudée, sans un mot, les marches du tribunal. C’est l’unique moment ou l’on croise à Bordeaux les proches de l’héritière de L’Oréal.

Un hôtel bunkerisé. Installés à Bordeaux pour les trois premières semaines du procès, Françoise et ses enfants sont d’une discrétion absolue, rejoignant chaque soir un hôtel "privatisé" pour l’occasion dans le centre de la ville. Ensemble, ils peuvent ainsi prendre leurs diners à l’abri des regards, après le débriefing du jour avec les avocats des parties civiles.

>> LIRE AUSSI - Procès Bettencourt : le témoignage de Françoise Meyers

Et si, exceptionnellement, la famille et les avocats dinent dans un restaurant réputé de Bordeaux, c’est en réservant une salle à part, quitte à changer de table au dernier moment pour s’éloigner des oreilles de journalistes ayant choisi totalement par hasard ce même établissement ce soir-là.

>> LIRE AUSSI - Affaire Bettencourt : dix prévenus jugés pour "abus de faiblesse"

"Ce sont des gens très pudiques". "La famille Bettencourt-Meyers, c'est-à-dire Françoise Meyers, son mari et ses deux enfants, sont des gens très pudiques. Donc je pense qu’ils ont voulu se replier et rester entre eux, ne pas aller s’exposer ", explique au micro d’Europe 1, le pénaliste bordelais Me Benoît Ducos-Ader, un  des avocats de la famille. "C’est un dossier qui est colossal, cela suppose d’avoir des collaborateurs avec une base arrière afin de pouvoir faire un débriefing le soir et se préparer pour le lendemain", ajoute-t-il.