61.500 euros réclamés à Brangelina

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61.500 euros réclamés à Brangelina
La plaignanate réclame 61.500 euros de d'indémnités à la société Château Miraval, en charge de la gestion des affaires administrative du domaine, propriété du couple Jolie-Pitt@ Lucas Jackson / Reuters
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L'audience dans l'affaire de "licenciement abusif" visant indirectement le couple s'est tenue mardi à Draguignan.

L’affaire remonte à février 2010. A cette époque Ana Luisa Charlotiaux, secrétaire bilingue à temps partiel au château Miraval, dans le Var, propriété du couple Brad Pitt-Angelina Joli, est licenciée. En arrêt maladie depuis trois mois, le personnel administratif du couple décide de se passer des services de l’employée au prétexte qu’elle désorganisait l'entreprise, résume Me Emmanuel Ludot, l’avocat de cette dernière 

Mais ce n’est qu’en mai 2011 que l’affaire est révélée au grand public lorsque l’avocat de l’ex-secrétaire décide de rendre publique la plainte de sa cliente pour "licenciement abusif".

Le festival de Cannes, une date bien choisie

C’est exactement le 12 mai que la presse est prévenue de cette plainte. Une date bien choisie, puisqu’elle correspondait à l’arrivée sur la Croisette, à Cannes, en plein festival, de Brad Pitt et Angelina Joli.  

La stratégie de l’avocat ? Rendre l'affaire publique au moment où le couple se trouvait en France à l'occasion du Festival de Cannes, afin qu'il ne se dérobe pas à ses obligations envers son ancienne collaboratrice. 

L’ex-secrétaire avait précisé à l’époque qu’elle n’avait aucun grief contre le couple et qu’elle accusait bien le personnel administratif de ce dernier. La saisine de la juridiction de Draguignan ne vise, en effet, pas le couple directement mais la société qui gère le château de Miraval.  

Témoignant anonymement après avoir signé des clauses contraignantes de confidentialité, elle avait surtout regretté que le couple, avec qui elle entretenait de bonnes relations, ne prenne pas sa défense.

61.500 euros d’indemnités

Une conciliation avait eu lieu le 7 juin dernier, à Draguignan, mais cette dernière n’avait pas aboutie.

A l'audience, mardi, au tribunal des prud’hommes de Draguignan, Me Emmanuel Ludot, a soutenu que "4 mois et demi d'absence, entre 2009 et 2010, n'ont pu désorganiser l'entreprise", réclamant, toutes indemnités et préjudices confondus, 61.500 euros.

"Le chiffre des ventes du domaine n'a pas baissé et, dans le dossier, il n'y a rien sur l'incidence financière de la désorganisation générée par l'absence de ma cliente" a-t-il plaidé, relevant qu'après le licenciement, quatre autres personnes avaient été recrutées.

"Ses demandes sont abusives et infondées", a plaidé l'avocat du Château Miraval, la société qui employait Ana Louisa Charlotiaux, s'étonnant que l'ancienne employée ait "engagé une procédure, neuf mois après son licenciement". Elle "revient pour battre monnaie" a-t-il déclaré, réclamant pour cette procédure une indemnité de 5.000 euros.

"Ce n’est pas la mer à boire"

« M. Brad Pitt, qui fait le bien partout dans le monde auprès d'associations caritatives et qui adopte tant d'enfants, doit comprendre qu'il faut indemniser ma cliente le plus vite possible et que ce qu'elle réclame n'est pas la mer à boire mais la juste somme pour un licenciement abusif »,  avait commenté, en mai dernier, Me Emmanuel Ludot.

Devenu spécialiste des coups d’éclats médiatiques, cet avocat de Reims a notamment fait parler de lui en défendant Youssouf Fofana, le cerveaux du "Gang des Barbares"ou pour son procès contre Quick après qu’une cliente ait glissé sur une frite et se soit fracturée le genou.