25 tombes dégradées dans trois cimetières des Vosges et de la Haute-Marne

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25 tombes dégradées dans trois cimetières des Vosges et de la Haute-Marne
25 tombes ont été profanées (illustration).@ AFP
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25 tombes ont été profanées, et certains cercueils ouverts, dans trois cimetières proches dans les Vosges et en Haute-Marne. La connotation religieuse ne semble pas retenue.

Vingt-cinq tombes ont été profanées au cours des derniers jours dans trois cimetières distants de quelques kilomètres, à la lisière des Vosges et de la Haute-Marne, des faits qui ne semblent pas revêtir de connotation religieuse ou antisémite, a appris l'AFP lundi de sources concordantes. Les trois cimetières profanés sont situés à environ 10 km les uns des autres. Deux profanations ont eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi, l'une à Fresnes-sur-Apance, en Haute-Marne, concernant 11 tombes, l'autre à Fouchécourt, dans les Vosges, sur sept sépultures, ont précisé le procureur de Chaumont, Frédéric Nahon, et le maire de Fouchécourt, Jacques Munier.

Pas de mobile religieux a priori. Dans le premier cas, il s'agit d'un cimetière communal regroupant plusieurs confessions, et dans le deuxième cas de sépultures chrétiennes, mais il n'y a aucun élément laissant supposer une connotation religieuse. Une troisième vague de profanations, concernant cette fois sept tombes juives, a été découverte lundi à Bourbonne-les-Bains, en Haute-Marne, sans que l'on sache quand les faits ont eu lieu. Là non plus, faute d'inscription ou de tag, les enquêteurs n'ont relevé aucune "connotation évidente antisémite, à ce stade", selon le procureur de Chaumont.

Des cercueils ouverts. Dans les trois cas, le ou les auteurs ont même ouvert un cercueil. "Tout le monde est scandalisé dans le village, et dans les alentours aussi", a confié Jacques Munier. La tombe de son propre frère, décédé en 2012, a été dégradée. Dans un communiqué diffusé lundi, le ministre de l'Intérieur, Matthias Fekl, a "condamné avec fermeté" ces dégradations, des "actes inacceptables" qui appellent selon lui une "réponse ferme". Le ministre a appelé "tous les Français au respect de la dignité, pour conforter la République et les valeurs qui la fondent".