Les villes de l'avenir

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Les villes de l'avenir
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LYON : SE DÉVELOPPER SANS CONSOMMER PLUS !
Pour répondre aux enjeux de l’urbanisation croissante, la Métropole de Lyon a mis en place un programme ambitieux et novateur : Métropole Intelligente.
Ce dernier, vise à accompagner la transformation nécessaire de la ville tout en assurant une meilleure qualité de vie pour ses habitants. Le nouveau quartier Confluence en est le meilleur exemple. Démarré il y a plus de dix ans, le chantier Lyon Confluence, de 150 hectares, doit doubler la surface de la presqu’île, le cœur commercial de Lyon. Cet écoquartier français parrainé par le Fonds mondial pour la nature (WWF), devra, au terme de son aménagement, en 2020, limiter sa production de carbone par rapport à l’an 2000, malgré la construction d’un million de mètres carrés.
Inauguré jeudi 17 septembre, le nouvel ensemble, baptisé Hikari (“lumière” en japonais), conçu par l’architecte nippon Kengo Kuma, repousse par exemple les limites en matière de consommation énergétique. Le quartier constitue le premier îlot mixte à énergie positive d’Europe : l’ensemble de 12.800 mètres carrés produira plus d’énergie qu’il n’en consomme. Jusqu’à présent, la France, qui compte 333 bâtiments de ce type, n’avait réussi cette équation qu’à l’échelle de maisons individuelles ou de bâtiments isolés. (source : ville et La Tribune)

MONTPELLIER : CITÉ INTELLIGENTE !
Montpellier est l'une des premières collectivités à expérimenter le concept de “Cité Intelligente”. Une cité intelligente c'est quoi ?
C'est un écosystème, basé sur le partage de données, qui permet aux acteurs qui le composent d'imaginer les services qui créeront la ville durable de demain. C'est au sein de l'Ecocité, lauréate du Plan Ville Durable initiée par l'Etat en 2009, qui s’étend sur 2500 hectares, de Castelnau-le-lez à la mer, qu'est expérimenté le concept de Cité Intelligente dans des domaines aussi variés que la mobilité, les déplacements, l'eau, le commerce et la ville... Sur le volet mobilité, un calculateur d'itinéraires en temps réel, issu d'une collaboration entre TAM et Transdev, est entré en phase 2, avec une inauguration l’année dernière. En matière de télérelevé, un outil pilotant 300 capteurs placés sur les réseaux hydrauliques de l'Écusson, à Montpellier, et de Port Ariane, à Lattes (34), a été transféré à la nouvelle régie publique de l'eau, qui a été mise en route le 1er janvier 2016.
Enfin, sur la gestion des risques, la somme des recherches conduites en 1ère phase a été intégrée au cahier des charges d'un nouvel outil, en train d'être développé par Egis Eau et Synapse. (source : ville et La Tribune)

NICE : LA VILLE CONNECTÉE !
Nice récolte les données de personnes de toutes sortes pour les partager.
Collecter des données grâce à des capteurs disséminés dans la ville, ce n'est pas nouveau. Ce qui l'est, c’est de les partager entre chercheurs, entreprises et industriels. C'est le rôle du SmartCity Innovation Center : une plateforme partagée déployée à Nice. Metropollen par exemple, une application smartphone très récente, disponible depuis mars, qui promet de faciliter la vie des personnes allergiques aux pollens. Et si Metropollen a vu le jour, c'est notamment grâce à l'installation, sur le toit du Musée d'art moderne et d'art contemporain, d'un analyseur électronique innovant, capable de prendre des mesures en temps réel. Des capteurs de cette sorte, il y en a 3.000, autonomes et sans fil, répartis sur 160 hectares, soit trois quartiers situés en plein périmètre de l'Éco-Vallée : les Moulins, NiceMéridia et le Grand Arénas.
Leurs rôles : mesurer la qualité de l'eau, de l'air (le taux de pollution), le bruit, surveiller le trafic routier, les pertes d'eau potable, signaler dès que les points d'apport volontaire de déchets sont prêts à déborder... (source : ville et La Tribune)

ISSY LES MOULINEAUX : LA PIONNIÈRE CONTINUE D’INNOVER !
Energie, e-administration, éducation, mobilité... depuis 2001, Issy-les-Moulineaux explore les chemins de la ville “ingénieuse”.
Fer de lance de cette politique, le projet IssyGrid, présenté comme le premier smart grid de quartier “opérationnel” français : 700 capteurs disséminés sur des bâtiments qui mesurent la consommation et la production énergétique afin de lisser les pics et éviter les déperditions. Un projet d'envergure porté par un consortium de poids lourds (Microsoft, Schneider Electric, General Electric, Veolia, Bouygues, ERDF...). Des services permettent aux usagers de régler leur consommation, conçus en étroite discussion avec la CNIL. A terme, Issy Grid ambitionne une vraie complémentarité énergétique, avec une mise en réseau entre les immeubles de bureaux et de logements, producteurs et consommateurs d'électricité. Issy compte déjà deux quartiers “intelligents” (Fort d'Issy et Seine Ouest) avec 1.400 logements dotés de la domotique et prévoit d’en équiper deux autres, à Coeur d'Issy et autour des gares du Grand Paris.
La Mairie vient aussi de lancer un consortium baptisé So Mobility (avec Cisco, Engie, Transdev) dédié à la question de la mobilité, devenue cruciale dans une ville où 70 % du trafic est lié au passage vers Paris. Objectif : fluidifier la circulation et mieux gérer le stationnement. Issy, pionnière du système PayByPhone, en vigueur dans tous les parkings publics, ne s'interdit rien, de la géolocalisation au stationnement partagé en passant par les véhicules sans chauffeur. (source : ville et Les Échos)

GRENOBLE : LA MOBILITÉ AVANT TOUT !
La ville de Grenoble expérimente depuis 2012 le premier vrai réseau électrique intelligent et complètement intégré de l’amont (réseau de distribution) à l’aval (réseau domestique).
Un enjeu économique : repenser les modèles économiques (nouvelle tarification des offres) et favoriser l’investissement dans les smart grids. Un enjeu technologique : imaginer des technologies innovantes de l’information et de la communication et promouvoir ainsi le développement des réseaux intelligents. Un enjeu environnemental : augmenter la part des énergies renouvelables dans la production d’énergie, réduire l’utilisation des gaz à effet de serre, piloter sa consommation et son effacement. L’enjeu est sociétal : favoriser les gestes éco-citoyens, pour créer de l’emploi. Grenoble se situe dans “une cuvette” et est, à ce titre, l’une des villes de France les plus touchées par la pollution. Fort de ce constat la ville multiplie les initiatives pour réduire les émissions de CO2.
Marche, vélo, tramway, bus, autopartage, véhicule électrique… Les possibilités de se déplacer au sein de la métropole grenobloise sont multiples. Et pour favoriser la mobilité des usages, une application (MétroMobilité) a même été développée afin de permettre aux utilisateurs de visualiser un itinéraire en fonction de modes de transport préalablement choisis et de la quantité de CO2 émise, le tout également accessible pour les personnes à mobilité réduite. (source : ville)