Pour la planète, le patron de Levi's ne lave plus ses jeans

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Pour la planète, le patron de Levi's ne lave plus ses jeans
Pour sauver la planète, Chip Bergh, le patron de la marque de jeans Levi's, a affirmé, lors d'une conférence sur les questions environnementales, qu'il ne lavait pas ses jeans.
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LA LEÇON DE - Chip Bergh veut "éduquer" les porteurs de jeans. Et tente de verdir l'image de sa marque.

Chip Bergh, le patron de la marque de jeans Levi's, l'assure : il pense à l'environnement. Pour sauver la planète, le chef d'entreprise a affirmé, lors d'une conférence sur les questions environnementales, qu'il ne lavait pas ses jeans, rapporte jeudi Big Browser, le blog du Monde.

La leçon. "J'encourage les consommateurs à ne pas trop gaspiller d'eau pour laver son Denim. S'il y a une tache, mieux vaut la frotter avec une éponge plutôt que de mettre le pantalon à la machine", explique Chip Bergh, qui veut "éduquer ses clients". "On a réalisé un bilan de l'impact environnemental d'un jean. La conclusion, c'est que 50 % de l'eau qu'il consomme est utilisée après son achat, en raison de ses lavages successifs en machine", renchérit le chef d'entreprise. 

La vérification. Et pour combattre les odeurs ? Chip Bergh a aussi une solution : mettre son jean au congélateur. Mais cela marche-t-il vraiment ? "Les trois quarts des bactéries survivent à la congélation. Les biologistes congèlent les bactéries pour les conserver", explique Philippe Bouloc, chercheur à l’Institut de génétique et de microbiologie de Paris-Sud, dans Slate, qui s'est amusé à vérifier les dires de Chip Bergh.

"Ne pas laver son jean, c’est plus un problème esthétique, et un problème d’odeur", renchérit le chercheur, pour qui la technique ne présente, toutefois, pas de risque sanitaire. De plus : "le jean n’est pas un nid à bactéries en soi". Les odeurs peuvent, donc, mettre du temps à apparaitre. Ouf.

Levi's veut verdir son image. La petite leçon Chip Bergh s'inscrit dans une stratégie globale, de la part de sont entreprise, visant à verdir son image. Le géant américain du jean s'est engagé à cesser le rejet de toute substance chimique dangereuse d'ici 2020. En 2012, il a présenté une série de mesures concrètes saluées à l'époque par l'ONG Greenpeace. La firme américaine s'est engagée à exiger de 15 de ses plus gros fournisseurs, qui possèdent de nombreuses usines en Chine, au Mexique ou ailleurs, à rendre publiques leurs données sur les substances chimiques utilisées. Il faut dire que la production de jeans est l'une des activités les plus polluantes du monde.