Obama de retour en Louisiane

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Obama de retour en Louisiane
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Le président américain s’y est rendu vendredi et a triplé les effectifs contre la marée noire.

"Je suis ici pour vous dire que vous n'êtes pas seuls". Le président américain était vendredi à Grand Isle, en Louisiane, pour vérifier les avancées de la lutte contre la marée noire, mais aussi pour rassurer les habitants de la région. "On ne vous abandonnera pas, on ne vous laissera pas tomber", a-t-il notamment assuré.

Les effectifs triplés

Barack Obama a annoncé avoir ordonné à la secrétaire à la Sécurité intérieure, Janet Napolitano, et au commandant des garde-côtes, l'amiral Thad Allen, de "tripler les effectifs là où le pétrole a touché les côtes ou devrait le faire dans les 24 heures".

Une manière de montrer l’implication du gouvernement fédéral dans une région où le souvenir de la gestion laxiste de l’ouragan Katrina par Georges W. Bush en 2005 est encore dans toutes les têtes.

Le président américain a par ailleurs reconnu que le nombre de barrages anti-pétrole était limité. "Nous allons essayer d'en faire fabriquer d'autres, mais cela va prendre du temps", a-t-il lancé.

BP veut rassurer

De son côté, le groupe pétrolier BP s'est donné "au moins 48 heures" avant de dire si les différentes opérations de colmatage de la fuite dans le golfe du Mexique avaient réussi. Son directeur général Tony Hayward s’est néanmoins montré rassurant, en précisant qu’aucune nouvelle fuite de pétrole n’avait été détectée depuis le début de l’opération de colmatage.

La directrice de l'Agence américaine de l'Environnement (EPA), Lisa Jackson, a par ailleurs annoncé devant le Congrès que BP utilisait désormais moins de produits chimiques pour disperser le pétrole. La semaine dernière, l'EPA et les garde-côtes avaient exigé que BP utilise des dispersants moins toxiques.

Mais le groupe pétrolier reste néanmoins l’objet de vives critiques, accusé d’avoir sous-estimé la quantité de pétrole déversée dans la mer. Le pétrole s'est répandu à un rythme de 2 à 3 millions de litres par jour, soit trois à quatre fois que les chiffres forunis par BP. Barack Obama s'est d’ailleurs demandé si le groupe britannique avait été "complètement honnête sur l'ampleur des dégâts".