La fibre verte des candidats à la présidentielle

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La fibre verte des candidats à la présidentielle
Greenpeace a interrogé 17 candidats pour 2012 sur les questions énergétiques.@ CAPTURE D'ECRAN GREENPEACE
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EXCLU - Greenpeace a interrogé 17 candidats pour 2012 sur les questions énergétiques.

Rétrogrades, attentistes ou engagés. Greenpeace a réalisé un graphique animé sur Internet pour visualiser les choix et les engagements des candidats à la présidentielle. 17 candidats déclarés ou supposés ont ainsi été sollicités durant l’été sur 28 questions portant sur trois thèmes : l’avenir du nucléaire, la dépendance aux énergies fossiles ou encore la maîtrise de la demande énergétique.

Parmi les questions posées : "Êtes-vous pour une sortie du nucléaire en France ?", "Êtes-vous pour ou contre l’arrêt des exportations de réacteurs et d’usines nucléaires à l’étranger ?", "Êtes-vous pour ou contre la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?" ou encore "Pour ou contre l’instauration d’une obligation de rénovation thermique des bâtiments existants ?". Europe 1 vous dévoile en exclusivité les tendances qui ressortent de ce "stress test".

Aubry plus verte qu’Hollande

Le plus engagé des candidats est sans surprise Eva Joly pour Europe Ecologie-Les Verts (EEVL), suivie de Philippe Poutou, le candidat du NPA. Viennent ensuite en ordre dispersés les socialistes, avec Martine Aubry en tête. L’ex-première secrétaire du PS devance François Hollande, en faisant une percée dans le groupe des avant-gardistes en la matière des questions énergétiques.

L’ancien premier secrétaire du PS, mais aussi Ségolène Royal et les autres candidats à la primaire PS "se refusent à faire un choix clair en faveur d’un autre modèle énergétique", note Greenpeace.

Pas de réponse de Bayrou et Borloo

Au centre, les réponses ont été plus rares. L’association déplore que François Bayrou ou encore Jean-Louis Borloo n’aient pas répondu au questionnaire. Et de relever que leurs prises de position publiques sur le sujet ont été "rares".

La surprise vient de Dominique de Villepin et Christine Boutin. Tous deux se révèlent être "plus proches des socialistes que de Nicolas Sarkozy" sur ces questions environnementales. Greenpeace regrette enfin que l’actuel président et candidat à sa propre succession "se place parmi les rétrogrades".