2010, année caniculaire

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2010, année caniculaire
Nous sortons d'une année "historique" : des records de chaleur, mais aussi de froid ont été enregistrés tout autour du monde.@ REUTERS
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Selon l'Organisation météorologique mondiale, 2010 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée.

L'Organisation météorologique mondiale (OMM) a annoncé jeudi que 2010 avait été l'année la plus chaude jamais enregistrée. Elle confirme ainsi une tendance "significative" du réchauffement climatique sur le long-terme.

L'année passée "a été la plus chaude jamais enregistrée" dans l'histoire de la météorologie, dépassant très légèrement 2005 et 1998, a expliqué le secrétaire général de l'OMM, Michel Jarraud. "La dernière décennie a été la plus chaude enregistrée" depuis l'existence des données statistiques, a-t-il poursuivi. Dans le détail, les températures en 2010 ont été de 0,53 degré plus élevées que les moyennes enregistrées entre 1961 et 1990.

Des étés plus chauds, des hivers plus froids

Michel Jarraud a également souligné que 2010 a été une année de grandes disparités dans le monde. L'Afrique, l'ouest de l'Asie, le Groenland ou encore le nord du Canada ont connu des températures exceptionnellement chaudes.

En revanche, décembre a été inhabituellement froid dans une grande partie de l'Europe, qui s'est retrouvée paralysée pendant des jours par de fortes neiges. Dans certaines parties de la Norvège et de la Suède, les températures ont même été de 10 degrés en dessous des normales saisonnières. De même, décembre a été le mois le plus froid depuis 1890 dans le centre de l'Angleterre.

Une année de catastrophes naturelles

Enfin, l'année a été assombrie par de nombreux phénomènes climatiques extrêmes, comme la canicule en Russie et des inondations au Pakistan, au Brésil, au Sri-Lanka et en Australie, a encore relevé l'OMM.

“2010 est une année qui a été très active en terme de phénomènes météorologique extrêmes“, a commenté le météorologue Omar Baddour, chef de division à l’OMM. "Malheureusement", la tendance est "à une augmentation de ces phénomènes" extrêmes, même si le nombre de décès qu'ils provoquent sont en baisse, a ajouté l'Organisation météorologique mondiale.