Wauquiez : "On n’est pas là pour vendre de l’illusion"

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Wauquiez : "On n’est pas là pour vendre de l’illusion"
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Le secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi revient sur la situation des chômeurs en fin de droit et la suppression de la taxe professionnelle.

"En 2010, il y a aura deux phases : on doit continuer à amortir le choc de la crise, protéger ceux qui ont perdu leur emploi. La deuxième phase, c’est la sortie de crise : accélérer le moment où on crée de l’emploi". Laurent Wauquiez considère l’emploi comme un chantier prioritaire pour l’année à venir et espère bien que la disparition de la taxe professionnelle aidera les entreprises à employer : "C’est une énorme avancée". "Demain en 2010, investir en France, ce sera 20% de cout en moins". Il cite notamment l’exemple de la Smart électrique, prévu pour être délocalisée, et qui sera finalement construite en Lorraine.

Le gouvernement a-t-il prévu un dispositif spécial pour le million de chômeurs qui vont se retrouver en fin de droit en 2010 ? "Le problème, il faut le mettre dans le bon sens", avertit le secrétaire d'Etat : "C’est d’abord un problème d’assurance chômage, c’est de la responsabilité des partenaires sociaux". Si l’indemnisation des chômeurs doit s’adapter au contexte particulier de la crise, cette question n’est donc pas du ressort du secrétaire d’Etat : "Je ne cherche pas à renvoyer la balle mais dans notre pays on confond trop souvent action des partenaires sociaux et action de l’Etat et du gouvernement".

"On n’est pas dans un pays qui est comme les Etats-Unis où c’est un no man’s land quand vous n’avez plus d’indemnisation", déclare Laurent Wauquiez, qui souligne que "pour tout le monde, il y a le filet de sécurité du RSA", et sinon il reste l’Allocation Spécifique de Solidarité. Le secrétaire d’Etat conclut sur le sujet : "On n’est pas la pour vendre de l’illusion, surtout en période de crise. On sait très bien que pour que notre économie recrée de l’emploi, il faut 1,5 point de taux de croissance".

Interrogé sur le malaise des employés du Pôle emploi, Laurent Wauquiez reconnaît que "les agents ont été soumis à une année qui a été terrible. Ils l’ont fait avec courage, ils l’ont fait avec un gros esprit de responsabilité". Il rappelle que d’autres administrations ont bénéficié d’un délai bien plus long pour fusionner leurs structures. L’objectif de l’année : "améliorer le service et améliorer les conditions de travail pour les agents".

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