"Stimuler la concurrence", le mot d’ordre de Pôle emploi

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"Stimuler la concurrence", le mot d’ordre de Pôle emploi
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Les opérateurs privés qui s’occuperont de chômeurs toucheront jusqu’à 2.200 € par demandeur d’emploi.

"Stimuler la concurrence, se bouger un peu, ça permet d’aller plus vite et plus loin pour l’accompagnement des demandeurs d’emploi" : Christian Charpy, le directeur général de Pôle emploi, a justifié mercredi matin sur Europe 1 le recours à des opérateurs privés pour le placement de 320.000 chômeurs à partir du mois de septembre, comme l'a annoncé Laurent Wauquiez, mardi.

"Quand on met sur le même territoire un opérateur privé et Pôle emploi, ça renforce l’efficacité de Pôle emploi", affirme Christian Charpy, qui révèle que les opérateurs privés seront "des entreprises d’intérim […], des cabinets de reclassement [et] des entreprises de formation et d’insertion professionnelle."

L'intégralité de l'interview de Christian Charpy :

Chaque prise en charge par un opérateur privé sera facturée "environ" 1.100 euros, qui sera majorée de 50% si le reclassement a lieu, a révélé Christian Charpy. La facture pourra atteindre 2.200 euros si celui-ci est "durable", c’est-à-dire supérieur à six mois.

"On a 25% de demandeurs d’emplois de plus cette année que la même époque l’année dernière", a encore détaillé Christian Charpy, qui a expliqué que ces chiffres entraînent "380.000 coups de téléphones et 120.000 à 130.000 visites quotidiennes" pour Pôle emploi.

Enfin, interrogé sur le fonctionnement de la plateforme téléphonique de Pôle emploi, le 3649, Christian Charpy a annoncé le recrutement de "500 téléopérateurs de plus à partir de la mi-août", avec l’objectif d’atteindre un taux de réponse de "80 à 90% avant la fin de l’année", contre 70% actuellement. Selon lui, "le coût extrêmement faible" de chaque appel, soit 0,11 euros, en fait la "plate-forme téléphonique la moins chère au monde".