Sortie de crise chez Nortel

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Sortie de crise chez Nortel
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Après 15 jours de grève, les salariés ont voté le protocole d'accord. Ils devraient obtenir de 30 à 50.000 euros d'indemnités de licenciement.

La crise est terminée chez Nortel. A 86%, les salariés de la filiale française de l'opérateur de télécoms canadien ont voté, mardi soir, la levée de la grève et l'adhésion au protocole d'accord.

Selon les salariés, l'accord prévoit un total de 30 à 50.000 euros d'indemnités par salarié, grâce au déblocage de 19 millions d'euros de crédit impôt recherche par l'Etat et le retour de fonds bloqués en Angleterre par la société, ainsi que par la "garantie" de bénéficier "du fruit des ventes des actifs de Nortel"."On est satisfaits, a déclaré un porte-parole des salariés, dans la mesure où on est convaincus qu'on est allés au maximum de ce qu'on pouvait avoir."

C'est la fin de quinze jours de grève sur le site de Châteaufort, dans les Yvelines, où les employés se battaient pour obtenir de meilleurs conditions de licenciements. Ils ont, un temps, menacé de faire sauter leur usine. Un plan social prévoit la suppression de 467 emplois au 1er août. L'indemnité supra-légale sera la même quels que soient l'ancienneté ou le poste des salariés.

D'après Elie Bazizi (CFTC), les salariés sont avant tout "contents de cette expérience humaine", où "la mobilisation, la solidarité" ont "permis aux gens de se préparer à la suite, de faire leur deuil".

L'accord a été négocié dans la nuit de lundi à mardi. Il avait suscité l'optimisme de Christian Estrosi, invité d'Europe 1 mardi matin. Le ministre de l'Industrie avait ainsi déclaré avoir "bon espoir" d'aboutir à une solution au cours de la journée. Ce qui importait au ministre de l'Industrie était "que les intérêts des salariés licenciés soient préservés" et "que l'activité reprenne.

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