Restauration : trois syndicats plombent l’accord

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Restauration : trois syndicats plombent l’accord
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Le CGT, FO et la CFTC vont faire "usage de leur droit d'opposition" à l'accord salarial et appellent à de nouvelles négociations.

Comme prévu, le fragile accord sur la restauration est désormais caduc. Mercredi, la CGT, FO et la CFTC ont en effet confirmé qu’elles allaient faire "usage de leur droit d'opposition" à l'accord salarial dans l'hôtellerie-restauration conclu en début de semaine, réclamant de nouvelles négociations. CGT, FO et CFTC attendent la notification de l'accord pour exercer leur droit d'opposition, via un courrier motivé. Le texte, signé par la CFDT et la CFE-CGC, ne pourra donc pas entrer en application puisqu’une majorité de syndicats s'y oppose.

L’accord salarial comprenait notamment une revalorisation moyenne de la grille des salaires de 6%, la garantie que son premier niveau soit supérieur au Smic, le rajout de deux jours fériés supplémentaires, ainsi qu’une "prime TVA" pour trois ans de 2% du salaire annuel brut par salarié, plafonnée à 400 euros par an et soumise à diverses conditions dont un minimum d'ancienneté a été ajoutée. Cette prime était le principal point d'achoppement, les syndicats la voulant pérenne et étendue aux saisonniers.

Les trois syndicats ont annoncé qu’ils allaient déposer un contre-projet d'accord à la direction générale du travail, "preuve de leur volonté d'aboutir sur de véritables négociations". Ce contre-projet "est bâti autour d'une grille de salaires dont les écarts avec les propositions patronales sont de l'ordre de 0,7 à 5%" et comporte "le versement d'une prime TVA équivalant à 2% des salaires annuels bruts dont l'attribution serait pérenne et égalitaire pour tous les salariés, saisonniers et précaires compris", précisent-ils. Selon eux, "les marges financières dégagées par la baisse de la TVA permettent très largement le financement de ces mesures".

La deuxième organisation patronale du secteur, le Synhorcat, a laissé entendre qu'elle était prête à poursuivre les négociations. "Le Synhorcat entend cet appel" de la CGT, FO et la CFTC et ayant "toujours mené les négociations dans la recherche d'un consensus le plus large possible, (…) le dialogue social peut donc continuer", peut-on lire.

> Novelli pilote la communication des restaurateurs