Recul exceptionnel de l’emploi intérimaire

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Recul exceptionnel de l’emploi intérimaire
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Au quatrième trimestre 2008, le volume de travail temporaire est revenu à son plus bas niveau depuis 1999.

L’intérim se porte mal. Après avoir connu, pour la première fois depuis cinq ans, un "recul marqué" en 2008, ce secteur a subi une baisse "d'une ampleur exceptionnelle" au premier trimestre 2009, selon deux études publiées mardi par le ministère du Travail.

"Un emploi intérimaire sur trois a été supprimé dans l'ensemble des secteurs concurrentiels, un sur deux dans l'industrie et quatre sur cinq dans l'automobile" entre le premier trimestre 2008 et le premier trimestre 2009. Autre chiffre inquiétant : au quatrième trimestre 2008, le volume de travail temporaire est revenu à "son plus bas niveau depuis 1999".

L'industrie et le BTP sont les plus touchés. Les hommes, qui représentent près de deux tiers des intérimaires, les ouvriers, qui assurent 78% du volume de travail temporaire, et les jeunes ont été les plus affectés.

Le Prisme, fédération patronale de l’emploi en intérim, évoque un "décrochage historique" depuis le début de la crise – "frôlant les -40%". Le Prisme réclame moins de réglementation : "L'intérim en France est le plus réglementé d'Europe, a déclaré François Roux, délégué général du Prisme. Si on arrive à assouplir un peu, on arrive à créer des emplois."

En 2008, environ deux millions de salariés ont effectué au moins une mission d'intérim. Les missions ont duré 1,9 semaine en moyenne. Près de la moitié des intérimaires ont été en mission moins d'un mois et demi en 2008, et un sur dix plus de sept mois.