Molex : le bras de fer continue

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Molex : le bras de fer continue
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La direction a rompu les discussions avec un éventuel repreneur et appelé les salariés à finaliser la fermeture de l'usine.

Il n'y a plus de discussions avec l'éventuel repreneur. Evoquant les rumeurs de reprise de l'usine de Villemur-sur-Tarn, près de Toulouse dans un communiqué, l'équipementier automobile Molex a précisé qu'il ne s'agissait que d'évoquer "d'éventuels projets de ré-industrialisation du site". "Molex n'envisage pas de céder son activité, le groupe continuant d'être présent sur le marché automobile européen", a-t-il souligné. "Il ne faut pas créer de faux espoirs pour les salariés de Villemur. Les discussions qui viennent de se terminer ont démontré que le site n'était pas, en tant que tel, viable sur le plan économique", a ajouté Marcus Kerriou, co-gérant Molex Automotive. "Molex ne veut rien laisser. Un repreneur ne peut être intéressé que si l'outil de travail reste sur le site, personne ne veut acheter de la main d'oeuvre", a commenté avec ironie le secrétaire du comité d'entreprise, Denis Parise.

Les affirmations de Molex ont été contredites par un cabinet d'experts, le Syndex, qui a, au contraire, conclu que l'usine était "viable". Les salariés, en grève depuis le 7 juillet, dénoncent la construction aux Etats-Unis d'une usine jumelle de Villemur, pour y délocaliser la production. Le CE, estimant ne pas avoir été "loyalement informé", avait obtenu en mai dernier la suspension du plan social. Molex a dû entamer une nouvelle procédure début juillet et appelle les salariés à retourner à la table des négociations afin "d'aboutir et de garantir aux salariés un plan de sauvegarde de l'emploi qui les accompagne au mieux dans leur recherche d'emploi et leur assure une indemnisation appropriée".

Le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, a déclaré dimanche dans un entretien au JDD que "la crise (était) peut-être un prétexte pour les dirigeants de Molex (...). Ils ne peuvent pas brader cette entreprise. Je vais tout faire pour qu'ils acceptent de céder l'activité" à un repreneur. Il devait rencontrer le 25 août un dirigeant de Molex mais, selon Denis Parise, le directeur du développement de Molex, Eric Doesburg a été convoqué (mercredi) à Paris par M. Estrosi. Ce dernier

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