La "bombe sociale" des chômeurs en fin de droit

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La "bombe sociale" des chômeurs en fin de droit
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Un million de demandeurs d'emploi vont perdre leurs droits à l'assurance-chômage en 2010.

Un million de demandeurs d'emploi devraient perdre leurs droits à l'assurance-chômage en 2010, selon les prévisions de Pôle emploi citées par Le Monde. Un peu plus d’un tiers des ces chômeurs seulement devraient bénéficier de la solidarité nationale. L'éligibilité à l'allocation spécifique de solidarité (ASS) comme au revenu de solidarité active (RSA) est en effet soumise aux conditions de ressources du foyer et non de l'individu. Les autres devront donc compter sur la solidarité familiale.

Les syndicats considèrent cette situation comme une "bombe sociale". Selon la CGT, il faut prolonger l'indemnisation des personnes concernées par l'assurance-chômage. Ce qui coûterait 1,342 milliard d'euros si l'allongement était de trois mois de plus de façon dégressive. Maurad Rabhi secrétaire confédéral de la CGT réclame également un assouplissement des conditions d'accès à l'ASS. Dans un accord signé l’été dernier, patronat et syndicats demandaient déjà aux pouvoirs publics de revaloriser le montant de l'ASS au 1er juillet 2009.

FO et la CGT réclament une surcotisation à l'assurance-chômage pour les entreprises recourant à l'intérim et aux CDD. "Si l'entreprise fait le choix de la flexibilité, il faut en payer le prix car cela coûte à la collectivité", dit Maurad Rabhi. "Il y a des jeunes qui reviennent tout le temps au chômage, sous l'effet de contrats courts, et se retrouvent plus rapidement en fin de droits", explique le syndicaliste.

"L'indemnisation des chômeurs relève avant tout de la responsabilité des partenaires sociaux", a répondu le secrétaire d'Etat chargé de l'emploi Laurent Wauquiez, interrogé par Le Parisien sur les 600.000 chômeurs qui vont se retrouver privé d'indemnités en 2010. Il renvoie ainsi la balle au patronat et aux syndicats qui gèrent l'assurance-chômage au sein de l'Unedic. Ils devraient se réunir prochainement pour en discuter.