L’espoir renaît chez les salariés de Spanghero

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L’espoir renaît chez les salariés de Spanghero
@ Reuters
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REPRISE – La Lauragaise, ex-Spanghero, a été rachetée par la CA Holding. Une renaissance qui devrait sauver la plus grande partie des emplois.

Fin du cauchemar pour les salariés de La Lauragaise, ex-Spanghero. Le tribunal de commerce de Perpignan a validé mercredi la reprise de l’entreprise par le groupe agroalimentaire CA Holding. Secouée par le scandale de la viande de cheval en 2013, la société de Castelnaudary se bat depuis pour sa survie. L’arrivée d’un nouveau repreneur soulage les salariés, même s’ils devront faire face à des licenciements : la CA Holding compte supprimer neuf des 95 emplois que compte encore La Lauragaise.

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Une descente en enfer. L'entreprise, qui revendiquait 360 salariés l’an dernier, s'est retrouvée accusée d'avoir trompé ses clients en revendant sciemment de la viande chevaline pour du bœuf en 2013. La viande avait servi à la préparation de millions de plats cuisinés, comme des lasagnes, pour des marques comme Findus ou celles de la grande distribution. L’entreprise s’est donc retrouvée en faillite et a été reprise par son fondateur, Laurent Spanghero, puis finalement par le groupe agroalimentaire breton. 

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Un soulagement dans l’entreprise. "On a le soulagement de savoir qu’on conserve le travail. Sans ça, on finissait tous au chômage", explique au micro d’Europe 1 Marie, employée à la comptabilité de Spanghero. La satisfaction se lit aussi dans le regard de Laurent Spanghero : "On a fait du bon boulot. On a travaillé intelligemment. Quand j’ai repris l’entreprise, elle avait été assassinée, sans client, sans fournisseur, sans agrément. Maintenant, on a la chance d’avoir un développeur. C’est donc mission accomplie".

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Des questions en suspens. "On ne sait pas comment on va avancer dans le temps, ni comment on va s’appeler car on sait qu’on va changer de nom. Pour le moment c’est beaucoup d’interrogation", prévient Marie. Mais pour Roland, 39 ans chez Spanghero, la confiance est de mise. "J’ai vu passer pas mal de péripéties. Mais sur ce coup là, j’ai l’impression que ça va être beaucoup plus sain, serein dans l’esprit des gens", assure cet employé.