Chômage : nouveau (triste) record en mai

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Chômage : nouveau (triste) record en mai
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LE CHIFFRE - Le chômage augmente de 0,7% en mai. La barre symbolique des 5 millions de chômeurs, catégories A, B et C confondues, est franchie.

Le ministre des Finances, Michel Sapin, avait préparé le terrain jeudi : "le premier trimestre de cette année a été plat, trop plat, il est rare que cela fasse évoluer le chômage dans le bon sens". Le couperet est tombé dans la soirée, le nombre de demandeurs d’emploi a progressé de 0,7% au mois de mai, soit 24.800 chômeurs de plus. Pour la première fois, la barre symbolique des 5 millions de chômeurs en Métropole, catégories A, B et C confondues, est franchie.  

Une forte hausse sur un an. Après la relative stabilisation de mars (+1.600 chômeurs) et la hausse de 14.800 personnes en avril, l’augmentation du nombre de chômeur s’accélère donc. Il y a actuellement 3.388.900 inscrits à Pôle emploi en catégorie A. Sur un an, la hausse est de 4,1%. Cette hausse se retrouve également dans les catégories B et C (personnes ayant eu une activité réduite dans le mois) : l'augmentation est de 1,0 % pour l’activité réduite courte (catégorie B, +4,1 % sur un an), et de 0,3 % pour l’activité réduite longue (catégorie C, +7,7 % sur un an).

Les jeunes encore touchés, mais... La mauvaise tendance pour les jeunes de moins de 25 ans se confirme. Au mois de mai, 2.200 jeunes rejoignent les rangs des chômeurs. Le mois d’avril avait déjà été marqué par une légère hausse de leur nombre de 0,2%. Toutefois, un communiqué du ministère du Travail précise que "sur un an, de mai 2013 à mai 2014, le nombre de demandeurs de moins de 25 ans en catégorie A, a diminué de -3,5%".

Le gouvernement veut garder le cap. Le Premier ministre est monté au front suite à la publication de ces chiffres, reconnaissant qu'ils étaient "mauvais", tout en précisant : "pas de fatalisme". "L'heure est à l'action et c'est la responsabilité de tous", a ajouté Manuel Valls en marge d'une visite d'une friche ferroviaire à Paris. "Je compte sur les entreprises de France, avec les moyens que nous allons leur donner, la baisse du coût du travail, la baisse de la fiscalité", pour inverser la tendance, a-t-il dit.

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