Chômage : de mauvais chiffres à prévoir

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Chômage : de mauvais chiffres à prévoir
Le ministre du Travail Michel Sapin s'attend à de mauvais chiffres du chômage pour le mois d'avril.
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Le ministre du Travail n'est guère optimiste pour les chiffres d'avril qui seront dévoilés à 18h.

"Il m'étonnerait que l'évolution soit bonne." Invité mercredi matin sur RTL, le ministre du Travail Michel Sapin n'a pas caché son pessimisme à quelques heures de la publication des chiffres du chômage du mois d'avril.

Le ministre a laissé entendre que les chiffres du nombre de demandeurs d'emploi au mois d' avril en France, qui doivent être publiés à 18h seraient, une nouvelle fois, mauvais. Pour Michel Sapin, le chiffre de 45.000 emplois directement menacés en France avancé par la CGT est "réaliste".

"Il y a des urgences dans un certain nombre d'entreprises"

"Je ne peux pas vous dire ça à 100 ou à 1.000 ou même à 10.000 près mais il y a des inquiétudes réelles, il y a des urgences dans un certain nombre d'entreprises, et à ces urgences-là, il faut s'attaquer en construisant l'avenir dans le dialogue", a expliqué Michel Sapin.  

Il s'agirait là du douzième mois consécutif de hausse du chômage dans l'Hexagone. En mars, le nombre de chômeurs sans activité avait grimpé à 2,884 millions de personnes en métropole, 16.600 de plus qu'en février.Avec les demandeurs ayant une activité réduite, Pôle emploi comptait 4,309 millions d'inscrits fin mars (4,582 millions Outre-mer compris), soit 30.700 de plus.

L'emploi au coeur du sommet social

Les syndicats ont pressé mardi le nouveau gouvernement de se mobiliser contre les plans sociaux en préparation tandis que le patronat, inquiet de ses projets en matière de hausse du Smic et sur les retraites, lui demandait de tout faire pour ne pas augmenter le coût du travail.    
     
L'emploi a été au coeur d'une journée de concertation présidée par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avec les syndicats et organisations patronales pour préparer la grande conférence sociale qui doit permettre de lancer en juillet les premiers grands chantiers du quinquennat de François Hollande.