Ascométal, un fleuron de la sidérurgie en difficulté

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Ascométal, un fleuron de la sidérurgie en difficulté
Ascometal, qui emploie environ 2.000 personnes en France pourrait être mis en redressement judiciaire jeudi.@ Maxppp
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L’entreprise de sidérurgie qui emploie environ 2.000 personnes en France est devrait être mis jeudi en redressement judiciaire.

Une demande de placement en redressement. Ascométal, fleuron de la sidérurgie française employant 2.000 salariés, demandera jeudi sa mise en redressement judiciaire. De source judiciaire, Ascométal a déjà déposé une demande de placement en redressement, qui doit être examinée par le tribunal de commerce de Nanterre. L'entreprise a fait cette annonce aux représentants des salariés mardi selon la CGT et la CFDT.

"Lourd de conséquences". Selon les syndicats, la direction aurait informé les élus du personnel de l'"échec" des négociations entamées depuis plusieurs mois entre le fonds d'investissement Apollo, propriétaire d’Ascométal, et ses créanciers Morgan Stanley et Bank of America. Toutefois, Ascométal précise qu'Apollo, les banques et l'Etat français "poursuivent actuellement des discussions en vue de la restructuration financière du groupe". De son côté, la CGT estime qu'"aujourd'hui il n'y a pas d'autre choix que le redressement judiciaire", "cet événement est lourd de conséquences pour les salariés et l'entreprise", commente dans un communiqué la CGT.

"Ce n'est pas acceptable". Le groupe (ancienne filiale d'Usinor) est plombé par une très lourde dette contractée lors de son rachat il y a trois ans par le fonds Apollo. Ascométal compte trois grosses usines en France produisant de l'acier avec des fours électriques, à Dunkerque dans le Nord, Hagondange en Moselle et Fos-sur-Mer dans les Bouches-du-Rhône. Il dispose aussi de sites à Custines en Meurthe-et-Moselle, Le Marais dans la Loire et Le Cheylas en Isère. Selon Le Monde, le dossier est suivi de près par les équipes de Arnaud Montebourg. "On assiste à une bataille entre un fonds et des banques américaines dans laquelle un fleuron industriel français est pris en otage et voit sa survie menacée, ce n'est pas acceptable", explique-t-on dans l'entourage du ministre du redressement productif.

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