210 emplois pour les ex-"New Fabris"

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210 emplois pour les ex-"New Fabris"
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Les emplois créés par une imprimerie de Châtellerault vont être réservés en priorité aux salariés de New Fabris licenciés en juin.

Une imprimerie va être implantée à Châtellerault, dans la Vienne, et les 210 emplois qui vont y être créés seront "réservés en priorité aux anciens de New Fabris qui ont accepté le contrat de transition professionnelle", a assuré Christian Estrosi dans un entretien publié mardi par Le Parisien-Aujourd’hui en France. Début août, il avait promis 400 emplois pour les New Fabris.

"L'Etat met sur la table plus de 500.000 euros pour ce projet", a déclaré le ministre de l'Industrie, qui devait se rendre sur le site mardi. "À travers Pôle Emploi, l'Etat s’investit afin que les anciens salariés de l'équipementier automobile bénéficient d'une formation accélérée à leur nouveau métier."

Cet été, 366 emplois avaient été supprimés à l’usine New Fabris de Chatellerault, mis en liquidation judiciaire le 16 juin. Les ouvriers de l'équipementier automobile, qui réclamaient une prime de départ de 30.000 euros chacun, avaient menacé durant quelques jours de faire sauter leur usine, avant d'obtenir, finalement, 12.000 euros net.

Victime de la crise de l'industrie automobile, New Fabris avait été racheté par le groupe italien Zen début 2008, après une première mise en liquidation avec poursuite d'activité. L'entreprise, qui travaillait à 90% pour Renault et Peugeot, a reçu le coup de grâce lorsque les deux constructeurs ont considérablement réduit leurs commandes à l'automne 2008.

Autre bonne nouvelle pour l’emploi, le ministre de l’Industrie a déclaré avoir "bien plus d'espoir" qu'il y a quinze jours sur une éventuelle réindustrialisation du site de l'équipementier automobile américain Molex à Villemur-sur-Tarn, en Haute-Garonne. "Il y a quinze jours, pour être honnête, j'y croyais peu. Maintenant, j'ai bien plus d'espoir", a lancé Chrisitan Estrosi, saluant l’attitude "exemplaire" des syndicats, qui "ne se sont pas battus pour une prime, mais pour le maintien de l'emploi et de leur outil de travail".