Quelles sont les leçons à tirer des midterms ?

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L'édito international de Vincent Hervouet est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Vincent Hervouet traite d’un sujet international.

Trois leçons à tirer des midterms.

Avec Donald Trump, la présidentielle, c’est une élection à deux tours, le premier en 2016, le second en 2018 et entre les deux, une campagne permanente. Il vient de faire un mandat de deux ans et il va en aligner quatre de suite.
C’est la première des leçons de ces élections : Donald Trump mobilise, ("avant, c’était ennuyeux, avec moi, ça fait un carton !", a-t-il dit, fier comme un animateur de télé de ses audiences). Il électrise avec ses provocations sur les migrants qui sont des violeurs. Il galvanise, c’est la répétition générale avant 2020. Il divise les pour et les contre. Et ce mercredi matin, avec la Chambre à gauche et le Sénat à droite, tous ont perdu mais chacun reste mobilisé.
Jamais les États-Unis l’ont été aussi peu, unis.

C’est la deuxième leçon : la guerre de tranchées va continuer.

Le renouvellement du Congrès ne vide pas l’abcès, au contraire.
Les démocrates ont maintenant de quoi lancer des commissions d’enquête. Le procureur Muller n’a rien trouvé dans le dossier russe ? Et alors, cela justifie qu’on continue à chercher ! Il n’y aura pas de majorité au Sénat pour mener à bien une procédure d’empêchement ? Et alors, cela justifie de dénoncer un président qu’on n’a jamais considéré comme légitime.
Le harcèlement est au programme. Donald Trump n’ayant pas le caractère à cohabiter, la scène de ménage avec Nancy Pelosy sera permanente.

Troisième leçon. La vague bleue n’a pas déferlé.

Il y a même un reflux. Des représentants des minorités sont élus mais le scrutin a balayé les vedettes démocrates au Texas, en Floride et dans l’Ohio.
Quatrième leçon, c’est comme les trois mousquetaires, il y en a finalement quatre.
Les Américains votent systématiquement contre leur Président aux midterms, ils préfèrent quand l’exécutif est paralysé. Le pays réel respire mieux quand le pays légal est bloqué. Mais leur Président garde les mains libres en politique étrangère. Cela veut dire que Donald Trump va continuer à semer un chaos dont il tire très égoïstement le meilleur parti.