État de l’Union : le premier discours attendu de Donald Trump

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L'édito international de Vincent Hervouet est une chronique de l'émission Deux heures d'info
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Chaque jour, Vincent Hervouet traite d’un sujet international.

Vincent Hervouet revient sur le discours sur l’état de l’Union qu’a prononcé cette nuit Donald Trump.

Dans quel état est l’union ? C’est une phrase de conseiller conjugal. Ce qui pourrait être utile au Donald, Mélania l’a écouté mais ne s’est pas levée une seule fois pour l’acclamer, elle est venue et repartie dans son propre carrosse…

Dans quel état est l’Amérique depuis un an ?

Première observation : cela fait 20 ans que les Américains n’écoutaient plus le discours en question, c’est barbant l’autosatisfaction. Donald Trump ramène l’Américain devant le poste. Avec lui, il peut se passer quelque chose.
Cette nuit, il ne s’est pas passé grand-chose. Il appelle à l’unité, il défend les frontières, il se méfie des nord-coréens, il se réjouit que le chômage à 4% continue de baisser, que la croissance augmente.
Rien de neuf mais Trump réveille le téléspectateur et tous les contrepouvoirs. la justice, les élus, la société civile sont en pleine forme.
La presse à la botte des Démocrates a la hargne, Trump l’indigne, la révulse, c’est tripal. Il lui donne du talent et il fait vendre.
Il rend coup pour coup et le système tient le coup.

Est-ce que Donald Trump imprime sa marque ?

Le chaos permanent qu’entretient Donald Trump masque cette réalité, il transforme les Etats Unis en profondeur.
Il use à fond des prérogatives présidentielles. Il a défait toutes les mesures prises par Obama en fin de mandat. Il dérégule tous les secteurs, de l’énergie au transport aérien. Il règlemente les bureaucrates plutôt que la population : à chaque fois qu’une administration pond une règle nouvelle, elle doit en annuler deux anciennes.
La plupart des réformes sont passées inaperçues, noyées sous le tintamarre. Mais c’est bien une révolution conservatrice qui est en marche.

Il a échoué avec l’Obamacare, le Mur, et les décrets sur l’immigration.

Le mur, c’est son idée fixe, il n’a pas renoncé. Le deal qu’il propose aux Démocrates, c’est de régulariser les jeunes sans papiers, ceux qu’on appelle les dreamers, ils sont près de deux millions, mais en échange il réclame au Congrès 25 milliards de dollars pour le mur… Réponse dans huit jours.
En attendant, les aboiements de Donald Trump ont découragé les clandestins qui tentent de franchir la frontière, deux tiers en moins. Et le nombre d’arrestations par les agents de l’immigration s’est envolé.