Tourcoing : il rachète son usine d’étiquettes après liquidation

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Made in France est une chronique de l'émission Europe matin
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Anicet Mbida nous présente chaque matin les plus belles inventions françaises.

Tout commence fin 2009. Pedro Jiménez travaille depuis 7 ans chez Eticolor, un fabricant d’étiquettes industrielles. L’entreprise va mal, très mal. Elle finit par déposer le bilan. Pedro se retrouve au chômage. Et à 45 ans, plus personne ne veut de lui : trop vieux, trop cher, pas assez souple… les grands classiques.

Mais il reçoit une information clé : en tant qu’employé licencié, il est prioritaire pour racheter le fonds de commerce. Donc il se lance, réembauche quatre anciens collègues et se rebaptise Etiflex.

En un an, l’entreprise est à nouveau rentable. Et cinq ans après, le chiffre d’affaires est multiplié par deux. Un vrai conte de fées.

Comment l’expliquer ? Par une gestion en bon père de famille. Pedro Jiménez était régulièrement en relation avec les clients. Donc le problème est vite identifié : il ne venait ni de la rentabilité ni des produits, mais plutôt d’une gestion pas très économe des anciens dirigeants. Alors depuis qu’il signe les chèques, il fait très attention.

Pedro Jiménez nous a aussi confié sa plus grande difficulté : admettre qu’il est désormais le patron. Il finit par l’oublier quand il se retrouve avec ses anciens collègues dans l’atelier.

Toutefois, le financement de la reprise de l’usine n’a pas été une sinécure. Toutes ses économies y sont passées, notamment pour racheter les machines-outils. Les banques ne l’ont pas vraiment aidé. Mais maintenant qu’il présente des bilans positifs, ce sont elles qui viennent lui faire la cour.

Du coup, il vient de quitter ses vieux locaux de Tourcoing pour s’installer dans la zone d’activité de Templemars, au sud de Lille. Il vient également de se payer de toutes nouvelles machines-outils. Preuve que l’activité ne s’est jamais aussi bien portée.

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