Paris : des cabines pour préparer ses poumons à l’altitude

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Made in France est une chronique de l'émission Europe matin
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Anicet Mbida nous présente chaque matin les plus belles inventions françaises.

SimAlti recrée les conditions rencontrées en altitude, sources de bienfaits.

Le concept repose sur un simulateur d’altitude. On vous met un masque de pilote de chasse sur le visage, et vous respirez le même air que si vous étiez entre 2.000 et 5.000 mètres d’altitude. Or plus on grimpe, plus l’air se raréfie. Du coup, pour compenser le manque, l’organisme va s’adapter, optimiser sa consommation d’oxygène. Et finir par améliorer la capacité respiratoire. On aura plus de souffle, plus d’endurance et on évitera au passage le mal des montagnes.

Cela explique d’ailleurs pourquoi les sportifs vont s’entraîner en altitude. Tout a commencé après les Jeux olympiques de Mexico en 1968. Plusieurs records étaient tombés, en athlétisme notamment, parce que les épreuves se déroulaient à plus de 2000 m d’altitude. Depuis, les hauts sommets sont plébiscités pour des stages pré-compétition : le XV de France à Tignes, les champions cyclistes dans les Andes, les coureurs Kenyans sur les hauts plateaux.

L’altitude aurait tendance à augmenter le taux d’EPO naturel. Une hormone bien connue des sportifs dopés. J’ai néanmoins essayé le service de SimAlti. Mais difficile de constater un effet flagrant après une séance d’une heure, là où dix sont recommandées. Seule certitude, on sent que l’on ne respire pas comme d’habitude avec la machine. Enfin on souffre d’un léger tournis en fin de séance.

Quoiqu’il en soit, SimAlti coute très cher : 70 euros la séance, 630 euros le protocole complet de 10 heures (tarif dégressif). Donc à réserver plutôt à des coureurs de fond qui cherchent à améliorer leurs capacités de récupération. Ou à des passionnés de trek qui se préparaient, en ville, à une expédition en montagne.