Du burger au veganisme

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Les Français sont formidables est une chronique de l'émission Europe matin
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Willy Berton, 38 ans, niçois, est le premier maître restaurateur vegan de France.

Et le dernier mot avec Louise Ekland.

Il s'appelle Willy Berton, il a 38 ans et cet habitant de Nice est végétarien depuis cinq ans. Rien d'extraordinaire, c'est la tendance actuelle, sauf qu'au moment de sa conversion, Willy tenait un restaurant de burger ! Comment passe-t-on de grilleur de steak à défenseur des animaux tout en restant restaurateur ? Ça n'a pas été facile pour Willy, dont le père et le grand-père faisaient déjà rôtir dans les auberges familiales les sangliers qu'ils chassaient eux-mêmes dans les bois ! Imaginez leur tête quand ils ont appris que Willy était devenu non seulement végétarien mais carrément vegan depuis un an.

"Papa ! je vais épouser une salade !" : Ça c'est du coming out !!

Et ils l'ont bien pris ?

Oui, ils sont très ouverts dans la famille  et sans doute très fier de leur progéniture, qui devient cette année le premier "Maître Restaurateur Vegan" de France. Ce label signifie qu'il ne sert que du fait maison dans son restaurant le "Vegan Gorilla". Que des produits frais donc, mais pas de viande, de lait, d'œufs, de fromage ou encore de miel. J'imagine que chez lui, il n'y a pas non plus de cuir. Donc on mange très bien, par contre on mange sur des banquettes en skaï !

Pour autant, n'allez pas croire que Willy est un "veggietégrist" ou un "illuminé de de la légumineuse", il se définit plutôt comme un adepte du "militantisme passif".

Ça veut pas dire que vous pouvez ramener une tranche de jambon en douce, c'est juste que ce restaurateur ne fait pas de prosélytisme ! Son meilleur avocat est dans l'assiette ! Bien calé entre les deux tranches de pain de son fameux "avocado burger".

Ça donne quoi ses recettes ?

Il a simplement adapté ses spécialités d'antan. Par exemple ses cannelloni au saumon fumé sont devenues des cannelloni aux carottes fumées. Quant à ses tacos, ils les préparent maintenant sans gluten, à base de soca, qui est la farine de pois chiche comme chacun chait. La s(ch)oca ! Ché plus dur à dire qu'à mancher !

En tout cas je salue la créativité de ce chef hors-norme ! Qui a réussi à transformer en plat principal ce que ses collègues considèrent comme de l'accompagnement. Personnellement, un seul regret sur sa carte. Ça me ferait pleurer d'arrêter le fromage ! Mais pas le choix, chez Willy, ce ne sont pas les Anglaises mais les vaches qui rient !

Merci Louise Ekland