Podemos en embuscade en Espagne

SAISON 2015 - 2016
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Axel de Tarlé, Valentin Riglet-Brucy, David Doukhan et Alex Taylor font le point sur l'actualité du jour. 

Alex Taylor, expert économie :

Votre boule de Crystal pour 2016 L'Union Européenne On vient de voir avec Munich – le terrorisme va dicter de plus en plus l’agenda politique, d’autant qu’il y aura des attentats ailleurs en Europe, hélas seule chose de sûre. Moins de migrants cet été, car l’Europe se ferme, surtout politiquement. Sinon sans conteste, le plus grand événement politique - le référendum sur le brexit. Je le prédis en début d’été, et que les britanniques diront non à l’Europe. Le problème - ils ne vont pas voter sur l’Europe, ils s’en fichent, mais surtout contreCameron qui n’a aucune opposition et qui continue à imposer des coupes draconiennes dans les services publics. Si c’est oui pour le Brexit, dans l’instant qui suit les indépendantistes écossais vont organiser un nouveau référendum - cassons-nous du royaume Uni. L’Angleterre va se retrouver seule, et David Cameron qui a promis de partir avant la fin de son mandat le fera avec en musique de fond l’équivalent anglais d’après moi le déluge. Et ailleurs ?Merkel indétrônable jusqu’en 2017, prochaines élections. L’opposition viendra surtout de l’Italie, Renzi de plus en plus merkelophobe, surtout qu’il a des élections régionales cette année et ses propres extrémistes europhobes à gérer. La Pologne est en passe de devenir la nouvelle bête noire de Bruxelles, de plus en plus de mainmise sur les médias. Le Portugal va devenir la nouvelle Grèce, son nouveau gouvernement fait de plus en plus de murmures anti- austérité. L’Espagne, brrrp ! –aucune idée ! Seuls événements européens de sûr - Euro 2016 en juin en France et puis le Concours Eurovision, en mai à Stockholm. Pour le reste, quien sabe, wer weiss, wait and see …..
David Doukhan, expert en politique :PDV: Alors David Vous nous parlez ce matin de Nicolas Sarkozy. Il a pris position hier en faveur de la mesure de FH sur la déchéance de nationalité. On peut tourner le problème dans tous les sens mais il se retrouve contraint de soutenir le gouvernement. Pendant ce temps-là tous ses adversaires sont déjà à fond dans leur campagne primaire. Bref cette rentrée va être compliquée pour Nicolas Sarkozy.  DD : Oui absolument et il en a conscience. C’est pour ça qu’en ce moment, il se repose en famille. Et il réfléchit. Il ne prend presqu’aucun collaborateur au téléphone. Sauf hier vers 15h, lorsqu’il a corrigé, depuis son lieu de vacances, une première version de ses vœux. Il la jugeait insuffisamment politique, pas assez offensive.  Et puis il ne voulait plus traîner, il fallait arracher le sparadrap, voilà c’est dit : " la déchéance, faut la voter ! " Et si ça devait faire tousser dans son camp, Nicolas Sarkozy argumentera : voilà ce que dit l’un de ses amis : "si on veut pouvoir brocarder FH sur son " naufrage idéologique", lui qui jugeait la déchéance indigne en 2010 et qui la défend coûte que coûte aujourd’hui, alors il nous faut nous aussi être cohérent et voter aujourd’hui ce que nous proposions hier "... Nicolas Sarkozy défendra ce point de vue devant les députés lors de la première réunion du groupe LR au tout début de l’année.PDV: Et la primaire avec l’offensive Juppé qui sort à nouveau un livre la semaine prochaine ?DD : Alors d’abord sachez que Nicolas Sarkozy ne lit pas les livres d’Alain Juppé. Il se les fait résumer. Ensuite, son entourage commence à en avoir assez qu’on leur explique que tout va mal pour Sarko. Ecoutez ce que me disait hier son plus proche compagnon de route Brice Hortefeux:  "Il y a une grande différence entre NS et les autres c’est que lui il porte une responsabilité collective alors que les autres n’ont qu’une préoccupation, leur nombril".PDV: En fait son problème c’est que tous les autres partent bille en tête mais que lui il est coincé par son statut de chef de parti. Quand est-ce qu’il va se déclarer ? On le sait ça ?DD : Rien n’est définitivement fixé mais ses conseillers évoquent la fin du printemps, début de l’été. Donc ça laisse six mois à Nicolas Sarkozy pendant lesquels il fera mine de ne se soucier que du projet des Républicains, le fond, rien que le fond. Mais en réalité, bien sûr que lui aussi est déjà dans la Présidentielle. Vous en aurez la preuve dès la fin du mois de janvier car les Républicains ont une élection interne pour choisir dans chaque département leurs présidents de fédération. Les sarkozistes ont bien l’intention d’en faire une démonstration de force en raflant la majorité des postes. Et Nicolas Sarkozy lui-même continuera en ce début 2016 ses déplacements en France en essayant d’aller dans un maximum de fédérations avant la fin du mois.

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