Le TGV chinois débarque en Europe, le taux de fécondité au plus bas au Japon : les Experts d’Europe 1 vous informent

SAISON 2016 - 2017
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Axel de Tarlé et Sophie Larmoyer font le point sur l'actualité du jour.

>> Economie

Le TGV chinois arrive en Europe. La République Tchèque commande 3 rames. (Une commande de 30 rames supplémentaires est dans les tuyaux) C'est la Première fois que les Chinois arrivent, ainsi, à vendre leur train en Europe. Et malheureusement, pas la dernière !

Inquiétant, Alstom subit la concurrence des trains allemands de Siemens, des trains canadiens de Bombardier et maintenant, des trains chinois, des TGV même si en l’occurrence, le mot est galvaudé puisque les "TGV" Chinois que la République tchèque a commandés, ne rouleront qu'à 160 km/h (théoriquement, on parle de TGV quand on est 300 km/h.

Mais, Attention les Chinois maîtrisent la grande vitesse, les TGV en Chine, filent à près de 300 km/h. Mais on ne peut s'en prendre qu'à nous même Pourquoi ? Parce que nous leur avons donné la technologie contrairement à l'aérien où les Européens se sont unis pour Airbus et ont protégé leurs brevets. Dans le rail, on fait chacun pour soi : Le TGV français d'Alstom / Le TGV Allemand de Siemens... Résultat ? les Allemands ont réussi à vendre leurs TGV aux Chinois, mais au prix d’énormes transferts de technologie qui nous reviennent aujourd'hui en boomerang.

Les Chinois vont maintenant concurrencer Alstom en Europe d'autant qu'ils ont mis un pied en Europe en rachetant le fabricant de train Tchèque Skoda. Donc, pour reprendre l'expression du Christophe Sirugue, le secrétaire d'Etat à l'industrie, il ne faudrait pas que Skoda (désormais chinois) ne leur serve de cheval de Troie pour envahir le marché européen comme ils l'on fait avec l'acier ou les panneaux solaires.

>> International

On savait que le Japon avait un taux de fécondité parmi les plus bas du monde mais il vient encore de battre un record, et cela inquiète les autorités !

Ça semble inexorable. les médias japonais ont fait des projections sur les derniers jours de l’année : en 2016, les Japonais auront fait moins d’un million de bébés ! Et c’est la première fois que ça arrive depuis que la mesure existe, en fait : 1899. Les Japonais font 1,4 enfant(s) par femme bien loin des 2,7 de l’après-guerre, en 1949.

Ça veut dire que la population est en déclin. Cela vient d'un ensemble de facteurs. L'un d’eux, c’est que les Japonaises n’ont pas vraiment le choix d’être mères ET actives. Au printemps dernier, une jeune maman a posté un billet de blog virulent : elle n’avait pas pu reprendre son travail et avait même perdu son job faute d’avoir trouvé une place en crèche, et elle avait écrit "Crève Japon !", ça a fait beaucoup réagir là-bas. Dans le pays il manque 800.000 places de crèche. A Tokyo par exemple, plus d'un tiers des demandes ne sont pas satisfaites.

Créer ces places de crèche, on peut penser que ce n’est pas insurmontable ! C’est l’une des priorités affichées par le premier ministre, Shinzo Abe. Le problème vient aussi les salaires des employés du secteur, qui sont trop bas pour être attractifs : environ 1.000 euros nets par mois, ce qui ne permet pas de vivre décemment au Japon. Le coût de ces mesures est estimé à l’équivalent d’1,5 milliard d’euros. Mais finalement c’est très peu, sur un budget, validé hier, de près de 800 milliards d’euros. 

Mais est-ce que c’est qu’une question de moyens ? Non. D’abord il y a beaucoup d’angoisse chez les jeunes parents, liées à la crise, au coût des études d’un enfant. Et puis, il y a des résistances fortes dans la société : une mère qui travaille est-elle vraiment une bonne mère ? La pression est énorme sur les épaules des femmes. C’est très frappant aussi de voir le nombre de jardins d’enfants qui ne peuvent pas ouvrir à cause de l’opposition des riverains âgés, qui considèrent que ça va faire du bruit.

Enfin, voilà une statistique : 69% des hommes et 59% des femmes estiment qu’il n’y a pas de romantisme dans leur relation. Il faudrait peut-être commencer par là pour avoir envie de faire des bébés.

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