Manuel Valls n'est pas de gauche : il y sème toujours la zizanie

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L'édito politique d'Yves Thréard est une chronique de l'émission La matinale d'Europe 1
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Manuel Valls ne partage ni l'idéologie ni les marottes de la gauche, il est celui par qui les scandales arrivent.

Par ses déclarations en faveur de l’interdiction du burkini, Manuel Valls s’est attiré les foudres de plusieurs de ses ministres. L’occasion de se pencher sur le cas Manuel Valls.

Manuel Valls est à la gauche ce que Nicolas Sarkozy est à la droite, il électrice tout sur son passage, il allume le feu, il clive et il provoque.
Comme Sarkozy, Valls est impétueux et nerveux, autoritaire et bagarreur.
Comme Sarkozy, il est aimé ou plus souvent détesté.
Comme Sarkozy le Hongrois, Valls le Catalan rappelle toujours ses origines.
Comme Sarkozy, il donne toujours l’impression qu’il a une revanche à prendre sur la vie, sur les autres ou sur son camp.
Si on regarde bien les choses de près, Manuel Valls est celui par qui le scandale arrive à gauche et par qui la pétaudière s’installe au gouvernement.

Pourquoi ? Quels sont les exemples ?

Parce que Manuel Valls n’est pas de gauche. Il n’est pas du sang de la gauche française, il n’en partage pas ni l’idéologie ni les marottes.
C’est quoi le fonds de commerce de la gauche française d’aujourd’hui ? La défense des droits de l’homme, celles des minorités, du multiculturalisme, des droits acquis dans l’entreprise, de l’égalitarisme et de la culture de l’excuse.
Depuis quatre ans, Manuel Valls est donc à l’origine de presque toutes les fractures qui ont divisé le gouvernement. Ça ne l’a pas arrêté notamment sur les Roms contre Duflot, sur le cannabis contre Peillon ou encore sur les prisons contre Taubira. Sans parler de la réforme du code du travail où il a voulu passer en force sans égard pour Myriam El Khomri.
A présent, c’est sur le burkini contre Vallaud-Belkacem et Touraine, deux ministres du politiquement correct socialiste.

On dit pourtant qu’il incarne avec d’autres le renouvellement de la gauche ?

Pure illusion car cette nouvelle gauche n’existe quasiment pas en France, elle reste ultra minoritaire. La preuve avec Valls qui n’a fait que 5% à la primaire de la gauche en 2011.
Et depuis qu’il est à Matignon, il est sans arrêt contesté et incapable de trouver une majorité au Parlement sans être obligé de passer par le 49-3.
Manuel Valls ne sait pas mentir comme Hollande. N’appartenant pas à l’orthodoxie socialiste française, il est condamné à l’échec.
Contrairement à Sarkozy, Valls s’est trompé de camp.