Les jeunes chômeurs, les grands cocus de Hollande

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L'édito politique d'Yves Thréard est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Alors que François Hollande avait fait de la jeunesse l'une des priorités de son quinquennat, le taux de jeunes sans emploi et sans formation n'a pas reculé en France depuis 2013.

Les jeunes chômeurs sont donc, selon Yves Thréard, les grands cocus de François Hollande.

Oui, il n’y a pas que Valérie Trierweiler, Guy Bedos, les familles victimes de la baisse du quotient familial, les retraités plus imposés sur leurs pensions et tous les autres.
Il y a aussi les jeunes chômeurs, c’est la Cour des comptes qui l’affirme dans un rapport publié hier. Le verdict est implacable : tous les contrats aidés par l’Etat créés par Hollande n’ont servi à rien.
Ils coûtent cher à la collectivité, plus de 10 milliards par an et ne débouchent sur aucun emploi.
L’OCDE enfonce le clou dans un autre rapport publié hier, contrairement aux autres pays de l'Union européenne, le taux de jeunes sans emploi et sans formation n'a pas reculé en France depuis 2013.
Résultat, 25% des moins de 25 ans sont au chômage en France, contre 7% en Allemagne et 13 % au Royaume Uni.
Et dire qu’Hollande avait fait de la jeunesse l’une des priorités de son quinquennat !
C’est un scandale, le mot n’est pas trop fort !

C’est entendu, mais comment faire ?

Pas ce qu’a fait Hollande et tous ceux qui l’ont précédé d’ailleurs depuis 40 ans, de droite comme de gauche. Il faut arrêter le traitement social du chômage.
La France est le dernier pays à persister dans cette impasse qui consiste à distribuer de l’argent, à proposer des stages parking en attendant que ça se passe.
Plus ça va, moins ça passe.
Assez d’assistance au chômage, plus d’imagination pour créer les conditions de l’emploi.
Ce n’est pas l’école jusqu’à 18 ans qu’il faut envisager, mais développer l’apprentissage dès 14 ans, ce que le gouvernement voulait restreindre en 2013. On compte deux fois moins d’apprentis que le Royaume Uni et trois fois moins que l’Allemagne.
Pourquoi ne pas abandonner le collège unique, fabrique à futurs chômeurs, et multiplier les écoles de la deuxième chance, comme celle du cuisinier étoilé Thierry Marx, pour les 150.000 décrocheurs du système scolaire ?
Pourquoi ne pas lever le tabou du smic-jeunes qui fait merveille aux Pays-Bas et au Royaume Uni ?

Vous oubliez les syndicats, vous voulez la révolution ?

Mais elle aura lieu si les syndicats, avec la complicité des partis politiques traditionnels, ne pensent qu’à leur confort, qu’à celui des fonctionnaires et qu’à celui des salariés en CDI.
N’est-ce pas la raison pour laquelle l’immense majorité des jeunes non diplômés ne vote pas ? Ils en ont assez des bobards.