Le sprint final des quatre favoris

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L'édito politique de 6h20 est une chronique de l'émission Europe 1 bonjour
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Dans cette présidentielle pleine de surprise, l’incertitude n’a jamais été aussi grande sur l’identité des finalistes.

Il reste neuf jours pour faire campagne. C’est le sprint final.

Et oui Samuel parce qu’avec quatre candidats proches dans les sondages, ça nous six scénarios possibles pour deux finalistes. Tout ça à neuf jours du premier jour. Si avec tout ça on n’a pas une migraine électorale. On comprend donc qu’avec autant de possibilités, les candidats jettent toutes leurs forces dans la bataille. Et cette année, ils font même campagne le week-end de Pâques !

Car dans cette présidentielle pleine de surprise où l’incertitude n’a jamais été aussi grande sur l’identité des finalistes, les sondages font désormais la loi. Avec un effet psychologique sur le choix des électeurs. On ne se détermine plus en fonction du projet des candidats mais en fonction du second tour que l’on pense avoir. Et dans ce contexte, tout le jeu des candidats consiste donc à essayer de faire évoluer les sondages jusqu’au dernier jour. Bref, il faut marquer les esprits avant que la cristallisation ne s’opère.

Comment vont-ils faire campagne dans les prochains jours ?

Se démultiplier en s’économisant. Car à la fin d’une campagne présidentielle, la fatigue est ­l’adversaire le plus redoutable du candidat. Jean-Luc Mélenchon a trouvé la parade. Après son grand meeting de ce dimanche à Toulouse, puis sa tournée en péniche sur la Seine lundi, il réédite son opération hologrammes mardi pour parvenir à faire campagne à 7 endroits en même temps.

François Fillon, lui, a une autre technique. Pour le dernier jour officiel de campagne, vendredi prochain, cent de ses soutiens seront sur le terrain pour quadriller le territoire et rencontrer un maximum de Français. Marine Le Pen et Emmanuel Macron enchaînent les gros meetings avec ce hasard du calendrier. Lundi, elle sera à Bercy et lui au Zénith de Paris. Un sacré duel en perspective.

Mais comment tiennent les candidats avec un tel rythme ?

Une campagne c’est physique. Il faut à la fois enchaîner les meetings, les déplacements et les émissions télés. Il faut avoir de l’endurance et de la résistance. Arme secrète des candidats : le jogging. François Fillon, Benoît Hamon, Emmanuel Macron aiment courir pour décompresser. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon se sont astreint à un régime draconien pour éviter tout excès. Mais tous marchent à l’adrénaline. Celle des salles, des meetings, de leur public. D’où la déprime bien connu des battus des campagnes présidentielles passées. Quand tout s’arrête et que l’on retrouve son quotidien.